Résumé

Hippolyte Magen Histoire de la terreur bonapartiste… (1852)

Victor Hugo répondit : " Déchirez les affiches factieuses du coup d'État et criez : Vive la Constitution !
— Et, si l'on tire sur nous? lui dit un ouvrier.
— Vous courrez aux armes, répliqua Victor Hugo.
Il ajouta : — « Louis Bonaparte est un rebelle; il se couvre, aujourd'hui, de tous les crimes. Nous, représentants du peuple, nous le mettons hors la loi; mais, sans, même qu'il soit besoin de notre déclaration, il est hors la loi par le seul fait de sa trahison. Citoyens ! Vous avez deux mains, prenez dans l'une votre droit, dans l'autre votre fusil, et courez sus au Bonaparte ! »
Source : Gallica

Hippolyte Magen Histoire de la terreur bonapartiste… (1852)

Je n'ai pas à rappeler ici les violences commises contre le représentant du peuple, la spoliation exercée contre l'officier de l'armée; qu'est-ce que cela en face des malheurs de la patrie, de ses douleurs, des ruines accumulées par la terreur bonapartiste? L'amour du pays et de la liberté, le sentiment de l'honneur national parlent seuls à mon coeur et dictent ma réponse. A un gouvernement sans nom, sans foi, sans honneur, sans probité, les hommes de coeur ne doivent que du mépris et de la haine.
Source : Gallica

Hippolyte Magen Histoire de la terreur bonapartiste… (1852)

Un homme vient de briser la Constitution, il déchire le serment qu'il avait prêté au Peuple, supprime la loi, étouffe le droit, ensanglante Paris, garrotte la France, trahit la République.
Soldats, cet homme vous engage dans le crime.
Il y a deux choses saintes: le drapeau qui représente l'honneur militaire et la loi qui représente le droit national. Soldats ! le plus grand des attentats, c'est le drapeau levé contre la loi !
Ne suivez pas plus longtemps le malheureux qui vous égare. Pour un tel crime, les soldats français sont des vengeurs, non des complices.
Source : Gallica

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