Alexandre Desbiez de Saint-Juan, Le Bataillon mobile de Besançon à Paris… (1848)
“ Une bonne action n'est jamais sans récompense. Je reviens, mais non pas comme je suis allé. Notre service est fini. La colonne doit repartir lundi. Vive la République ! Vive l'assemblée nationale... qui ne veut plus de nous. Je ne t'en dirai pas long : si le chagrin est bavard, le bonheur est discret. Paris redevient presque lui-même à mes yeux; déjà, comme des fleurs après l'orage rouvrent leur calice mouillé de pluie, le Cirque, le Jardin-d'Hiver, le Château-des-Fleurs, s'épanouissent devant le garde national attristé. ”
