Sarah Bernhardt,
Ma double vie
“ Un jour que mon camarade Martel vint me voir à l’atelier pour connaître ce groupe dont on parlait tant, j’eus un trait de génie. Martel était grand, grand et maigre à rendre la Mort jalouse. Je le regardais tourner autour de mon œuvre. Il regardait en connaisseur. Moi, je le regardais aussi. Et soudain, je lui dis : « Mon petit Martel, je vous en prie... je vous en supplie... posez-moi les mains et les pieds de ma « grand’mère ? » Il se mit à rire, et avec une bonne grâce parfaite, il ôta ses souliers, ses chaussettes, et prit la place de ma géante un peu vexée. ”
