Résumé

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Les confessions : souvenirs d'un demi-siècle 1830-1880… (1885-1891)

Et quel drame à la Shakspeare! Les éclats de rire traversent les scènes désespérées pour montrer que c'est bien l'humanité qui est faite d'ombre et de lumière, de larmes et de gaietés.
Quand les Tuileries vivaient d'une vie visible et d'une vie intime, il ne se passait pas un jour qu'on n'y représentât sans le savoir toutes les comédies de la politique, de la diplomatie, de l'orgueil, de l'esprit, de l'ambition, de la bêtise et de l'amour !
Que si vous allez au Sénat et à la Chambre des députés, vous serez encore au théâtre. Je ne vous donne pas ce théâtre-là comme un théâtre amusant
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Les confessions : souvenirs d'un demi-siècle 1830-1880… (1885-1891)

Je croyais que c'était un duel — un duel en effet : une très jolie cantatrice, retour d'Amérique, lui avait demandé sa main.
Je n'aime pas beaucoup être témoin de ces duels-là, parce que, si on n'apporte pas le bonheur aux mariés, on croit leur avoir porté malheur; mais je ne pouvais rien refuser à Olivier Métra, ami de cœur et ami d'esprit, poëte comme pas un dans sa musique tour à tour joyeuse, profonde, imprévue, où le cœur éclate dans ses
battemens et ses tempêtes, où le sourire se mouille d'une larme, où la gaieté couvre des cris déchirans.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Les confessions : souvenirs d'un demi-siècle 1830-1880… (1885-1891)

Moins encore, c'était le rêve; tandis que maintenant, il faut aux Parisiennes endiablées les visions surnaturelles, les hallucinations éperdues, du sommeil rouge.
S'il y a une maladie qui perd les Français, c'est la politique; s'il y a une maladie qui perd les Françaises, c'est la névrose. Ce matin, j'étais à l'enterrement d'une jeune dame que toutes les fées avaient douée à son berceau, la fée de la beauté, celle de la grâce et celle de l'esprit. Un mauvais mariage a tué ce pauvre cœur en pleine jeunesse, ou plutôt la dame n'a plus vécu que par les griseries de l'éther.
Source : Gallica

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