Pierre Desgenais

Résumé

Pierre Desgenais Les parisiennes (1882)

La musique sacrée remplace l'esprit du vaudeville, le rugissement du drame et les rondeaux de l'opérette.
Alors, on voit errer, sur les boulevards et les promenades, des couples désœuvrés qui ne savent comment tuer leur soirée et qui, justement parce qu'il n'y a pas un théâtre ouvert, avaient, ce soir-là, un formidable appétit de comédie, une fringale de théâtre. Le Parisien, qui s'amuse de tout, s'ennuie d'un rien. La soirée du Vendredi-Saint est pour beaucoup de gens, contraints à faire leur salut malgré eux, une soirée interminable et redoutable.
Source : Gallica

Pierre Desgenais Les parisiennes (1882)

Je ne crois pas qu'on ait vu défiler, dans un plus petit espace, plus d'excentricités et plus de monstres que n'en a montré M. Léon Sari dans ce théâtre singulier et amusant. Tout ce qu'il y avait, de par le monde, de phénomènes vivants songeait aux Folies-Bergère comme le mahométan songe à la Mecque et le poète de province à l'Académie. Être engagé aux FoliesBergère semblait, à tous les danseurs de cordes, lutteurs, jongleurs, escamoteurs, ménestrels de l'univers, le summum de l'honneur et de la fortune.
Source : Gallica

Pierre Desgenais Les parisiennes (1882)

Toute la préoccupation du moment serait tournée vers la fêtes de Victor Hugo si la mort du général Ney d'Elchingen n'était venue faire une diversion violemment dramatique. Est-ce un assassinat? Est-ce un suicide ? Quelle cause avait, en ce dernier cas, pour finir, un homme riche, encore jeune, solide et bien vivant? Chaque fois que se pose, de la sorte, un point d'interrogation sans réponse, la curiosité publique s'émeut et l'appétit de drame et de roman qu'a la foule se trouve brusquement sollicité. Et Dieu sait si cet appétit a pu être satisfait, en ces temps derniers!
Source : Gallica

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