“ « Quand Régina s’aperçoit de cette inquiétude et devine la pensée de sa grand’mère, elle se lève sur la pointe des pieds et arrête l’aiguille sur le cadran en regardant la comtesse Livia. « Non, non, dit-elle avec cette charmante moue italienne des lèvres d’enfant, non, grand’mère, ne pensez pas à cela ! Je vous dis que cela ne viendra jamais ! Ce vilain prince, ne m’en parlez pas ; il me fait haïr mon nom ! Je suis Régina ; je ne suis pas sa princesse ! je ne le serai pas ! Je me moque de ses sbirri ; mon cœur est à moi, je le donnerai à qui je veux ! » ”
Régina
Définition et enjeux
Le concept de « Régina » évoque une figure féminine centrale dans la littérature du XIXe siècle, souvent liée à la jeunesse, à la beauté et à la résistance aux pressions sociales. Alphonse de Lamartine la présente comme une princesse indépendante, déclamant son refus de l’oppression avec passion, tandis qu’Eugène Sue la place dans des situations amoureuses et morales difficiles.
Édouard Didier, en revanche, la dépeint comme une jeune fille éloignée des stéréotypes romantiques. Ces approches diverses révèlent une personnalité complexe, à la fois idéale et humaine, traversant des thèmes tels que la liberté, la passion ou l’identité.
Citations sur “Régina”
Eugène Sue,
Martin l’enfant trouvé ou les mémoires d’un valet de chambre
“ Pour regagner votre cœur, Régina, lui dirai-je, — poursuivit le prince comme s’il se fût adressé à sa femme, — pour regagner votre cœur, que ferai-je ? je l’ignore encore... mais je vous aime tant, Régina, qu’il me semble que je trouverai le moyen de vous persuader tout ce que je vous demande... c’est de me laisser vous aimer... c’est de vous laisser convaincre. Ne vous occupez pas de moi davantage pour cela... Vivez votre vie accoutumée. ”
“ J’ai fait mon devoir, mon ami, mais je sens que je l’ai fait aux dépens de mon existence. N’importe, j’ai fait mon devoir, et je sens ma conscience qui m’approuve au milieu du déchirement de mon cœur. Il y a deux êtres en moi, dont l’un a immolé l’autre. Tout est fini, Régina est libre ; elle peut maintenant revenir à Rome avec sa pauvre comtesse, rentrer dans le palais ou dans les villas de sa grand’mère, voyager ou vivre dans sa patrie sans être jamais ni rappelée, ni contrainte, ni inquiétée dans son indépendance par le prince. ”
