“ Comme la princesse *** est censée habiter le couvent, la comtesse Livia ne la promène que dans les lieux déserts, à Albano, à Tivoli, à Frascati, aux monuments, aux jardins de Dioclétien, au tombeau de Cecilia Metella, dans la campagne de la Sabine, ici, partout où il n’y a qu’elle et moi. Comme je suis peu connu à Rome, je passe, quand on nous rencontre, pour un neveu de la comtesse Livia, venu de Sicile pour servir de bras à sa tante. Mes cheveux noirs et mes traits du Midi rendent la version vraisemblable. ”
Livia
Définition et enjeux
Livia Drusa, citoyenne romaine du IIe siècle av. J.-C., figure centrale de la vie politique et familiale de la Rome antique, est connue comme mère de Caton d'Utique et grand-mère de Brutus. Son union successive avec Caepio puis Cato traduit des alliances stratégiques.
Les auteurs comme J. Becard la dépeignent comme un personnage émotionnellement complexe, tandis qu'Élisa de Mirbel met en avant son caractère atypique. Sa figure, à la fois historique et littéraire, souligne l'importance des femmes dans la formation des dynasties politiques romaines.
Citations sur “Livia”
Élisa de Mirbel, Histoires d'amour (1852)
“ Avant de quitter le palais de l'ambassadeur j'étais certain d'obtenir, près de Livia, un prompt succès. Mes deux liaisons m'avaient appris à connaître les femmes, je savais que l'amour existe en elles, et je déchiffrais aisément les singuliers hiéroglyphes que souvent il trace dans leur coeur. Dès le lendemain j'allai chez la marquise ; la mère et la fille me reçurent avec l'empressement sur lequel je comptais. Livia ne ressemblait pas plus à sa mère par son caractère que par sa beauté. A l'encontre de la marquise, elle était aussi homme que peut l'être une jeune et jolie fille. ”
J. Becard, Un Accès de fièvre, par J. Becard (1834)
“ La vie de Livia était calme, non pas qu'elle n'eût encore ses angoisses et ses larmes. Il y à des êtres à part qui feraient du drame avec leur propre coeur, alors même qu'on les séparerait de l'humanité tout entière. Ainsi, quand l'heure qui devait amener Maurice près d'elle, s'écoulait sans qu'il parût, elle prévoyait d'épouvantables malheurs ; quand elle croyait avoir découvert sur le visage de sa fille une trace de maladie ou de tristesse, elle la voyait mourante ”
