Joseph Méry

Joseph Méry

Résumé

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Les Nuits d’Orient

Eh bien ! adorée Lilia, si on m’offrait aujourd’hui la gloire de mon aïeul, je dirais : Que m’importe cette gloire vaine ! Que m’importe la conquête d’un monde ! Laissez-moi vivre aux pieds de Lilia, respirer ce qu’elle respire, aimer ce qu’elle aime, fouler le gazon qu’elle foule ! Laissez-moi ignorer tout ce que le monde renferme, excepté la beauté de Lilia !
Ajoutez à la tendresse de ces paroles, l’ineffable accent de l’amour, et les notes de la mélodieuse langue de Castille, et vous comprendrez peut-être l’extase qui pénétrait le cœur de la jeune femme du comte d’Elbonza.
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Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Les Nuits d’Orient

Sanali était un vrai sage, ce qu’il avait prévu ne pouvait manquer d’arriver. Haïva reçut les diamants, reçut l’éloge, et quand elle vit l’épingle de saphir, elle s’écria :
— C’est le soleil lui-même qui a copié le golfe Arabique sur une épingle, pour satisfaire le désir d’Haïva. Mon cher Arzeb, vous méritez d’être aimé.
— C’est tout ce que je demande, dit Arzeb.
Haïva tint parole, elle vécut et elle aima. L’imagination c’est l’âme, c’est la vie, c’est la flamme du corps.
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Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Les Nuits d’Orient

Il y a de brusques et inexplicables revirements dans le cœur des hommes ; Augustus Hartwood laissa glisser sa main sur son arme, comme s’il n’eût voulu que la caresser, et il accueillit par un sourire les paroles de Killy. L’ouragan de colère qui grondait dans le cœur du sauvage Écossais se calma subitement comme la tempête qui tombe avec le soleil qui se couche ; il tendit la main à Killy et lui dit avec douceur :
— Si vous ne veniez pas vous battre avec moi, ou m’assassiner, que veniez-vous donc faire ici avec ce manteau de vos aïeux, que le jour n’a pas vu depuis trois siècles au moins ?
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