Joseph Méry,
Les Nuits d’Orient
“ Eh bien ! adorée Lilia, si on m’offrait aujourd’hui la gloire de mon aïeul, je dirais : Que m’importe cette gloire vaine ! Que m’importe la conquête d’un monde ! Laissez-moi vivre aux pieds de Lilia, respirer ce qu’elle respire, aimer ce qu’elle aime, fouler le gazon qu’elle foule ! Laissez-moi ignorer tout ce que le monde renferme, excepté la beauté de Lilia ! Ajoutez à la tendresse de ces paroles, l’ineffable accent de l’amour, et les notes de la mélodieuse langue de Castille, et vous comprendrez peut-être l’extase qui pénétrait le cœur de la jeune femme du comte d’Elbonza. ”
