Résumé

N.-M. Lescure Précis historique sur les établissements français dans l'Inde (1864)

Khan, qui lui-même vient d'être enlevé par un boulet de canon. La douleur, la vengance font bouillonner dans ses veines ce que l'âge y a laissé de sang ; il ordonne de précipiter son éléphant à travers les rangs ennemis et d'y chercher Chanda-Saheb qu'il regarde comme l'auteur de cette journée néfaste. Mais entre les deux rivaux se trouvait le bataillon français dont il lui fallut essuyer le feu; blessé d'abord à la cuisse, une balle l'atteignit au coeur et le renversa roide mort au pied de son énorme monture qui roula dans la poussière avec sa tour et son drapeau.
Source : Gallica

N.-M. Lescure Précis historique sur les établissements français dans l'Inde (1864)

Brave comme son épée , Lally avait fait dès l'enfance l'apprentissage de la vie militaire. A douze ans, son père l'avait mis de tranchée au siége de Barcelone; de remarquables faits d'armes mirent en relief depuis son courage et ses talents: il s'était même distingué à Fontenoy sous les yeux de Louis XV. Son ambition lui fit désirer de venir dans l'Inde gagner le bâton de maréchal de France. C'était l'homme le moins propre à la tâche qu'il allait accepter.
Source : Gallica

N.-M. Lescure Précis historique sur les établissements français dans l'Inde (1864)

La vie se retirait peu à peu de ce corps immense. Nadir venait de le parcourir comme un fléau dévastateur; Nizam et les autres soubahdars ne professaient plus qu'une obéissance équivoque au trône de Delhy; les Afghans renouvelaient au nord avec les Sicks qui commençaient à poindre, leurs terribles invasions; les Mahrattes avaient formé une puissance redoutable; le midi de la Péninsule était de fait indépendant de l'empire. Enfin des ennemis plus menaçants encore, les Anglais et les Français avaient pris simultanément pied au Bengale, et dans le Karnatik.
Source : Gallica

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