Joseph Méry,
La guerre du Nizam
(1856)
“ Nizam, la tête inclinée sur l'épaule, les bras insolemment croisés sur la poitrine, le pied droit tendu eu avant, dans une pose menaçante, ressemblait au premier démon tentant la première femme, sous les arbres vierges de l'Éden. L'intrépide amazone, cramponnée avec ses doigts convulsifs à la crinière de son cheval, ne pouvait détacher son regard du regard de l'indien, comme l'oiseau fasciné par le serpent; et elle frémissait à l'idée qu'une puissance surnaturelle allait là précipiter dans les griffes de ce démon des nuits. ”
