John Dryden

Définition et enjeux

Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues John Wilmot, comte de Rochester…

Tous ces noms pâlissent graduellement devant celui de Dryden, d’abord imitateur de William Davenant et de Waller, mais dont la muse, nourrie de plus fortes études, et guidée par un sentiment plus net, mieux défini, des beautés vraiment classiques, des beautés éternelles, frappait les esprits par sa majesté correcte, son énergie contenue et savante, sa solennité un peu gourmée.
Dryden fit hommage de ses premiers vers à la république. Né en 1631, il avait atteint, à l’époque où mourut Cromwell (1658) , un âge auquel il n’est plus permis de se regarder comme « un jeune homme. »
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H. Taine John Dryden, son Talent, son Caractère et ses Œuvres

Les noms de whigs et de tories venaient de naître, et les plus hauts débats de philosophie politique s’agitaient, nourris par le sentiment d’intérêts présens et pratiques, aigris par la rancune de passions anciennes et blessées. Dryden s’y lança, et son poème d’Absalon et Acintophel fut un pamphlet. « Je manie mieux le style âpre que le style doux, » disait-il dans sa préface, et en effet, dans une telle guerre il fallait des armes ; c’est à peine si une allégorie biblique conforme au goût du temps dissimule les noms sans cacher les hommes.
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Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues John Wilmot, comte de Rochester…

Dryden se présente à la barre du tribunal. Le dieu des vers repousse le candidat suranné ; il le repousse par un singulier motif, « parce qu’on le soupçonne de vouloir endosser la soutane. » Cette allusion satirique serait perdue pour nous, si nous ne savions que, justement à cette époque, une belle actrice, dont Dryden était l’amant, miss Reeves, — la Champmeslé du Racine anglais, — venait de se faire religieuse.
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