John Wilmot, comte de Rochester

Définition et enjeux

Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues John Wilmot, comte de Rochester…

Milord Rochester est sans contredit l’homme d’Angleterre qui a le plus d’esprit et le moins d’honneur. Il n’est dangereux que pour notre sexe [25] ; mais il l’est au point qu’il n’y a pas de femme qui l’écoute une fois qui n’en soit pour sa réputation. C’est une bonne fortune qui ne peut lui échapper de façon ou d’autre, puisqu’il la possède dans ses écrits, s’il n’en peut avoir autre chose, et dans le siècle où nous vivons l’un vaut l’autre à l’égard du public.
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Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues John Wilmot, comte de Rochester…

Ce n’est point un sceptique avili qui doute de tout et méprise tout, même la vertu, même la justice ; j’aime mieux voir en lui un croyant désespéré qui, débordé par la corruption universelle et mêlé, par un caprice du sort, au cortège triomphal du mal victorieux, jette de temps en temps, comme une imprécation involontaire, une malédiction spontanée au milieu des chants de fête, des refrains bachiques, des hymnes serviles. Telle est l’originalité de Rochester, tel est l’enseignement qu’on peut, selon nous, dégager de sa vie et de ses ouvrages.
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Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues John Wilmot, comte de Rochester…

La mort, qui le frappait à trente-trois ans, le trouvait plus usé, plus affaibli que ne le sont quelquefois les centenaires. Il fut enterré près de son père, dans les caveaux de Spilsby-Church. Quatre enfans lui survivaient, dont un seul était appelé à hériter de ses titres et à perpétuer le nom de Wilmot. Cet enfant mourut quinze mois après (12 septembre 1681) , et ce fut au fils de Clarendon, — Lawrence Hyde, — qu’échut, après un laps de temps assez court, l’appellation nobiliaire de « comte de Rochester. »
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