Joseph Méry,
Les Nuits d’Orient
(1859)
“ Voir l'observatoire de Greenwich avait toujours été un des rêves de ma vie. Je voulais admirer de près cette pompeuse sinécure de l'astronomie britannique, cet oeil de Cyclope aveugle regardant l'éternel brouillard anglais. Nous traversâmes un parc délicieux, habitable l'été, c'est-à-dire trois semaines; nous gravîmes une allée toute semée d'herbes de velours, et sur le sommet de la colline, la porte de l'observatoire s'ouvrit à la voix du nabab. Le directeur était absent; c'est ce qu'il a de mieux à faire; les étoiles n'y perdent rien ”
