Jean Rambosson

Élements biographiques

Jean Rambosson,  Phénomènes nerveux, intellectuels et moraux… (1883)

“ Suivant la disposition dans laquelle l'âme se mettra, suivant la direction qu'elle donnera à ses pensées et à ses sentiments, la musique excitera en elle aussi bien l'amour de Dieu, l'amour de la patrie, l'amour de la famille, ou l'amour désordonné de la créature. Sous l'influence d'une musique d'où s'épanchent les sentiments les plus tendres et les plus célestes, unie aux paroles des hymnes sacrées, l'âme pieuse s'exalte pleine d'une sainte ivresse pour son Dieu, elle s'abîme dans des extases ineffables. ”
Source : Gallica

Jean Rambosson,  Histoire des Météores

“ Il est des corps que l’œil n’aperçoit pas et dont toutefois la raison reconnaît l’existence. Tel est le vent, dont la fureur terrible soulève les ondes, submerge les lourds vaisseaux et disperse les nuages ; souvent en tourbillons rapides, il s’élance dans les plaines qu’il jonche de la dépouille des plus grands arbres : son souffle destructeur tourmente la cime des monts, et fait bouillonner l’Océan avec un affreux murmure. Quoique invisible, le vent est donc un corps puisqu’il balaye à la fois le ciel, la terre et la mer, et parsème l’air de leurs débris. ”
Source : Wikisource

Jean Rambosson,  Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses… (1871)

“ La vie est un combat dont la palme est aux cieux.
Sur nos monts décharnés, dans un sol tout de pierre, Incessamment brûlé par les flots de lumière Que lui verse un soleil de feu, Vous avez vu souvent une robuste plante Dardant de tous côtés la pointe menaçante De ses grandes feuilles vert-bleu.
Regardez alentour. Pas un brin de verdure N'ombrage du rocher la face sombre et dure, Pas un murmure de ruisseau : Dans ce coin désolé l'aloès solitaire Pousse loin des regards, et son aspect austère Écarte le vol de l'oiseau.
”
Source : Gallica

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