Charles-Marie Laurent, De Paris à Dantzig : récit d'un prisonnier (1871)
“ Au village de Forbach, l'un des points de notre territoire annexés momentanément à la Prusse, des femmes, des hommes nous saluent avec une tristesse calme, des jeunes filles, des enfants accourent de toute la force de leurs petites jambes en agitant leurs bras, et nous crient à plusieurs reprises, d'une voix déchirante : «Vive la France ! vive la France ! » La présence des Prussiens sur notre sol nous toucherait peu : nous les en chasserons quand le moment sera venu ; ils savent ce qu'il leur en a coûté pour s'y établir, ils sauront ce qu'il leur en coûtera pour s'en éloigner ”
