Landerneau

Définition et enjeux

Paul Féval,  La Rue de Jérusalem

“ Landerneau vint me demander combien lui coûterait une maladie d’yeux incurable. Je demandai à la bonne, qui demanda à son marchand de fleurs de tilleul, et mon Landerneau eut sa maladie : à preuve qu’il est resté deux ans aveugle. Le soir du matou, il était avec Coyatier, vous savez ?
— Ici ? dit M. Badoît en tressaillant.
Pistolet regarda le plafond et répéta :
— Ici.
— Et tu sais où le retrouver ?
— À peu près. Il est riche et fait semblant de ramasser des chiffons. Je connais mame Choufleur, son épouse actuelle, qui voiture les quatre-saisons.
”
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Paul Féval,  La Rue de Jérusalem

“ Ces chrétiennes-là, voyez-vous, c’est des monstres. Oh ! le coquin !
— Montons, trésor, interrompit Pistolet. Y a de l’ouvrage.
— Mais Landerneau est à la maison, objecta Clémentine.
— Il dort, amour ; c’est son heure, puisqu’il travaille la nuit.
— S’il allait s’éveiller ? il est méchant !
— On lui dirait : Tu rêves ! Montons.
Comme Mme Landerneau n’était pas convaincue, Pistolet lui ravit un baiser en guise de suprême argument et conclut :
— On m’aime ou on ne m’aime pas, la jolie des jolies ! montons.
”
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Paul Féval,  La Rue de Jérusalem

“ L’amour est aveugle. Pistolet était affreux.
Mais voici une terrible alerte.
Tout à coup, on frappa rudement à la porte, et Landerneau s’éveilla en sursaut.
Le gamin avait eu le temps de lancer ses hardes sur le haut de l’armoire.
— Qui est là ? demanda Landerneau.
— C’est moi, Coterie, fut-il répondu, ouvre vite.
— On n’entre pas, dit Clémentine, qui avait délacé précipitamment son corsage. Je suis en train de m’habiller ; on me laissera finir, je suppose !
— Tiens ! tu es revenue, toi ? gronda le chiffonnier en frottant ses yeux gros de sommeil... Dis ce que tu veux, Coterie.
”
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