Coyatier

Définition et enjeux

Paul Féval La Rue de Jérusalem

Il voulut le saisir aux cheveux ; mais le gamin, glissant comme un reptile, s’échappa en laissant quelques poils jaunes entre ses doigts, et Coyatier, entouré de près, avait trop à faire pour le suivre.
— Rendez-vous, Coyatier, dit encore Badoît ; nous sommes tous armés, et dès qu’il y a du sang répandu, nous avons le droit de faire usage de nos armes.
— Montrez-les donc vos outils, répondit le marchef qui venait d’abattre deux agents à coups de couteau et qui était ivre de sa force ; on va t’en répandre du sang, à seaux et à flots ! Ça va faire monter la Seine à l’échelle du Pont-Royal !
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Paul Féval Maman Léo

Ce fut Coyatier qui reprit le premier la parole :
— Il est bon que vous n’ignoriez rien, dit-il à voix basse ; je suis ici par ordre du colonel, et le colonel a toujours eu connaissance de tout ce qui se passait entre nous.
— Je m’en doutais, fit Valentine, et malgré cela, quelque chose me disait que vous ne me trahissiez pas.
— Ce quelque chose là disait vrai, poursuivit le Marchef, jusqu’à un certain point pourtant. Dans cet enfer où ils règnent et où nous sommes tourmentés par le caprice de leur tyrannie, il n’y a rien de tout à fait vrai ; les choses se passent autrement qu’ailleurs.
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Paul Féval La Rue de Jérusalem

M. Coyatier, comme l’appelait Pistolet, l’homme qui avait tracé le nom de Gautron au revers de la porte. Il dépassait les deux autres de la tête.
C’était un coquin à face énergique et brutale. Ses petits yeux disparaissaient presque sous l’épaisseur de ses sourcils roux. Il avait un tic dans la bouche, dont les coins révoltés relevaient à chaque instant la lourde et pâle bouffissure de ses joues.
Le hasard donne parfois au crime le déguisement de la beauté. Coyatier, dit le marchef, n’était pas beau, mais il devait être terrible à la besogne.
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