Résumé

Paul Féval L'Arme invisible, ou le Secret des Habits-noirs… (1873)

Je vous aime à un point que nul ne saurait dire ; vous êtes ma conscience , vous êtes mon honneur ; hors de vous , dans cette vie comme dans l' autre , il n' y a rien pour moi . Je sens si bien que mon existence entière serait consacrée à votre bonheur ! Vous avez parlé d' avenir , Valentine , je sens si bien que je vous rendrais la plus heureuse des femmes , si vous m' aimiez dans l' avenir , et que je vous donnerais le ciel sur la terre ! Ce n' est pas un rêve , non , l' amour appelle l' amour ; à force de vous adorer , je fléchirai votre cœur .
Source : Gallica

Paul Féval L'Arme invisible, ou le Secret des Habits-noirs… (1873)

Je ne rêve pas puisque j' ai entendu une heure dans les Champs-Elysées .
Le plancher cessa de craquer , mais le bruit de trois petits coups frappés à la porte vint distinctement à l' oreille de Maurice .
Fleurette se levait , tremblante , pour aller ouvrir , quand le rêve tourna tout à coup .
Une voix d' homme inquiète et contenue demanda :
– Qui est là ?
Et une autre voix répondit au dehors :
– C' est moi , le bijoutier .
Les gens qui dorment avec la fièvre jugent leurs songes et cherchent presque toujours à repousser loin d' eux ces extravagantes illusions .
Source : Gallica

Paul Féval L'Arme invisible, ou le Secret des Habits-noirs… (1873)

Ainsi en était -il de Remy d' Arx , qui oubliait un moment son angoisse et se redressait , ravivé par une diversion inattendue .
Le lévrier mourant bondit encore si on lui montre la trace du cerf ; Remy venait de tomber à l' improviste sur la piste de ceux qui avaient tué son père .
Les Habits-Noirs étaient là , il le sentait ; le sang corse , rallumé tout à coup , bouillonnait dans ses veines comme aux jours de sa jeunesse .
Source : Gallica

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