Résumé

Paul Féval L’Arme invisible ou le Secret des Habits noirs… (1869)

Je suis brave et j’ai peur. Ce mariage est-il celui d’un honnête homme ? dites, me regardez-vous comme un honnête homme ?
— Je vous regarde comme le dernier chevalier, dit la comtesse en lui prenant les deux mains ; vous êtes la bonté, vous êtes la loyauté même. Je connais assez Valentine pour savoir qu’elle ne vous a rien caché, car elle est digne de vous, Remy, j’en jurerais. Ce mariage la sauve d’elle-même, ce mariage la défend contre le monde...
— Ce mariage est un marché, prononça lentement Remy, qui avait des larmes dans la voix.
Francesca craignit d’interroger.
Source : Wikisource

Paul Féval L’Arme invisible ou le Secret des Habits noirs… (1869)

Le colonel eut un rire silencieux.
— Quand je ne serai plus là, murmura-t-il, vous me regretterez. Je me moque des diamants de la Carlotta comme d’une guigne ; s’il ne s’agissait que de faire une rafle d’argent, Mme la marquise d’Ornans est mûre, on pourrait la cueillir d’aujourd’hui à demain ; mais nous n’en sommes pas là, mon bijou ; dans la partie qui est engagée, nous jouons plus gros jeu que cela : c’est une question de vie ou de mort, non pas pour les autres, comme à l’ordinaire, mais pour nous-mêmes, cette fois. Me comprends-tu ?
— Pas encore, fit Lecoq.
Source : Wikisource

Paul Féval L’Arme invisible ou le Secret des Habits noirs… (1869)

Valentine ! Valentine ! murmura-t-il, que m’importe tout cela ! Désormais, y a-t-il au monde pour moi une autre pensée que la tienne ? Ce n’est pas leur haine qui me brise, et ils n’ont pas forgé l’arme dont la blessure me fait mourir. Une de ces lettres au moins disait vrai : si je n’ai pas encore déserté ma tâche commencée, je suis sans force et sans ardeur pour l’achever. Valentine ! Elle est là, toujours devant mes yeux, enivrante comme l’amour qui me dévore ; je suis son regard divin qui va vers un autre et la jalousie me torture.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature