Résumé

Marc Elder,  Le Peuple de la mer

“ T’as seulement point d’rides sur la peau, t’es plus nette qu’une jeunesse de vingt ans, et t’as des malices qu’on n’attend point sous ton mirouère... O ma belle, ma belle douce... ma belle...!
Il y a des calmes solennels où cette voix doit porter jusqu’au ciel. L’eau est sonore comme une table d’harmonie, et la terre gonfle le verbe de ses échos. Vautré dans le sable de la plage, P’tit Pierre écoute, et il ne sait pas pourquoi il a envie de pleurer.
Brusquement l’exaltation de Tonnerre s’abat. Sombre et muet il sort de l’eau et tout trempé, va droit au XXe Siècle où il commande:
—La goutte!
”
Source : Gutenberg

Marc Elder,  Le Peuple de la mer

“ Il ventait jolie brise et la barque cingla vite vers le Pilier, pareil, dans la brume matinale, avec sa silhouette allongée et ses deux tours, à quelque grand navire à l’ancre. L’air était vivant, corsé de salure, âpre de froid ; à l’horizon, le ciel et la mer s’unissaient sous un voile qu’enfonçaient les barques sardinières, promesse de soleil pour l’après-midi.
Sitôt le sloop accosté, Jean-Baptiste courut vers le sémaphore. Il ne s’inquiéta pas de Gaud, perché aux enfléchures du mât à signaux et qui visait une fumée au large, à la lorgnette.
”
Source : Wikisource

Marc Elder,  Le Peuple de la mer

“ Cécile l’attira dans un coin et lui tendit un foulard qu’elle tira de son corsage.
—C’est pour que tu m’oublies point, dit-elle.
—T’es bête, pour huit jours!
—Sait-on jamais! soupira-t-elle.
On s’embrassa, Perchais, gêné, sortit sur la route, et tout le monde le suivit.
Personne sur la jetée; pas de barques au port. Seul, le ravitailleur du Pilier qui démarre. Le temps était gris, et la mer, lourde, plus lumineuse que le ciel Izacar visitait ses viviers et jetait les crabes morts qui grossissaient à mesure de leur chute dans l’eau claire.
”
Source : Gutenberg

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