Lucie Delarue-Mardrus,
L’Ex-voto
“ À mesure que le ciel et la mer s’agitent, son cœur aussi s’agite. Au moment d’allumer la lampe, puisqu’on n’y voit plus du tout dans cette cuisine : — Tant pis ! J’y vas !... Comme les femmes des marins anciens, racontées par Delphin... Elle sera, dans un moment, au bout de la jetée, seule, sans doute, par ce temps qui vide les rues. Elle serre contre ses joues son fichu noir, laine insuffisante. Elle a froid, et l’angoisse l’a prise. Au bout de la jetée solitaire, la mer montante déferle comme autour de l’étrave d’un navire. Les nuages courent en biais, les vagues de même. ”
