André Lazare, Souvenirs de voyages : un mois en Bretagne… (1857)
“ Le bateau était vieux, mal gréé, chargé de monde, mais le trajet est si court et l'Odet si tranquille! On avait fait la moitié du chemin, quand une forte brise de mer s'élève, agite les flots, frappe la voile et fait pencher l'embarcation. Les passagers, des femmes et des enfants pour la plupart, s'effraient et se jettent tous du même côté; la voix des matelots n'est plus entendue, les manœuvres sont impossibles, le vent augmente et la barque, frappée par un flot terrible s'entr'ouvre et chavire. Un horrible cri s'élève. ”
