Résumé

André Lazare Souvenirs de voyages : un mois en Bretagne… (1857)

Le bateau était vieux, mal gréé, chargé de monde, mais le trajet est si court et l'Odet si tranquille!
On avait fait la moitié du chemin, quand une forte brise de mer s'élève, agite les flots, frappe la voile et fait pencher l'embarcation.
Les passagers, des femmes et des enfants pour la plupart, s'effraient et se jettent tous du même côté; la voix des matelots n'est plus entendue, les manœuvres sont impossibles, le vent augmente et la barque, frappée par un flot terrible s'entr'ouvre et chavire. Un horrible cri s'élève.
Source : Gallica

André Lazare Souvenirs de voyages : un mois en Bretagne… (1857)

Cette petite montagne, élevée en partie à mains d'hommes et couronnée par une petite chapelle,- est un des points de la Bretagne d'où l'on a la vue la plus belle et la plus étendue; devant soi la mer, la mer immense avec les îles de Hoat, d'Hœdic, de Belle-Ile et de Groix à l'horizon; plus près la sablonneuse jetée qui relie la terre à Quiberon, de triste et glorieuse mémoire; sous les pieds les champs de Carnac, et derrière soi la campagne de Locmariaker, d'Auray, de Plouharnel et d'Erdeven.
Source : Gallica

André Lazare Souvenirs de voyages : un mois en Bretagne… (1857)

La barque n'est pas à un quart de lieue de la terre; le ciel, pur jusqu'alors, s'est assombri tout à coup, 1a mer grossit à chaque minute et le vent, en glissant sur les rochers aiguës de la rive comme sur une immense harpe éolienne, se remplit de sifflements bizarres, plus semblables à la voix des démons qu'au bruit dès éléments.
Tout à coup la barque qui file avec une extrême rapidité, tressaille comme un poisson blessé, reprend sa course et frémit une seconde fois. « Nous touchons s'écrie le mousse. »
Source : Gallica

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