Résumé

Abbé Macquet Six Années à l'île Bourbon , par l'abbé Macquet… (1893)

Il n'en est point au monde où l'homme soit « plus attaché au sol qui l'a vu naître. » Le climat de cette province est généralement très sain; les hivers, plus humides que rigoureux, s'y ressentent de l'influence de la mer ; les étés y sont tièdes et doux. Tout y dispose au repos et à ces vagues rêveries si chères aux Bretons. Il y circule dans l'air comme un souffle de poésie; aussi, nulle part le sentiment poétique n'est plus répandu ni plus délicat. Telle n'était pas la presqu'île il y a deux mille ans.
Source : Gallica

Abbé Macquet Six Années à l'île Bourbon , par l'abbé Macquet… (1893)

Je revins abord, tout indigné d'une pareille conduite : fuyons cette île qui fait mourir lentement ses hôtes, car maintenant que l'empereur en est sorti, nous pouvons dire qu'elle n'était pas digne de le posséder.
Notre traversée de Sainte-Hélène à l'Ascension fut un peu plus longue ; elle n'eut rien d'intéressant. Seulement nous rapatriâmes l'équipage du Palladium incendié au milieu de l'Océan. Je ne m'arrêterai point à vous parler de cette île ; elle paraît brûlée par le soleil; on n'y aperçoit ni arbre ni verdure ; on dirait la tête d'un vieillard entièrement dégarnie de cheveux.
Source : Gallica

Abbé Macquet Six Années à l'île Bourbon , par l'abbé Macquet… (1893)

SIX ANNEES A L' ILE BOURBON
tantôt dans une plaine délicieuse, ombragée de beaux arbres et rafraîchie par un limpide ruisseau. Ici, les habitants sont très affables. Ils se ressentent de la douceur et de la mollesse du climat.
Le commandant a donné l'ordre de stopper, nous mouillons à un quart de lieue de terre. La Santé arrive, inspecte le bâtiment et l'équipage ; et le mot officiel est prononcé : « Vous pouvez débarquer. » Sur huit missionnaires, nous étions deux pour Bourbon ; nous descendons dans le canot des passagers, et nous glissons sur la surface humide, rapides comme l'hirondelle.
Source : Gallica

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