Nicolas de Condorcet,
Réflexions sur l’esclavage des nègres
“ La perte de la liberté est beaucoup pour les Negres, il n’y a point d’hommes pour qui elle ne soit un grand malheur : sans doute un Negre ne se tuera point, comme Caton, pour n’être pas obligé d’obéir à César, mais le Negre se tuera, parce que son maître le sépare, malgré lui, de la femme qu’il aime, parce qu’il la force de se livrer à lui-même, parce qu’à l’exemple du vieux Caton, il la prostitue pour de l’argent [2] . Les Negres regrettent leurs fêtes, leurs danses, leur paresse, la liberté de se livrer aux goûts, aux habitudes de leur patrie. ”

