Résumé

Louis Vitalis Pétition à MM. les membres de la Chambre des députés… (1836)

Nous croyons donc remplir un devoir, Messieurs , en soumettant à votre haute sagesse , le projet d'application de l'abolition de l'esclavage aux colonies françaises, le plus rationnel qui nous ait apparu pour concilier, autant que possible, tous les intérêts avec les droits sacrés de la sainte humanité. Heureux, si ce faible essai d'un homme peu expérimenté dans l'art de formuler ses idées, est jugé digne, par l'importance de son but, de provoquer parmi vous cette discussion approfondie et consciencieuse qui répand toujours une si vive lumière sur toutes les propositions qu'elle embrasse !
Source : Gallica

Louis Vitalis Pétition à MM. les membres de la Chambre des députés… (1836)

Oui, Messieurs, l'émancipation des esclaves de la France ultramarine , est commandée par la force des choses ; il ne reste plus à briser que le lien physique pour en venir là. Nous ne craignons pas de le redire : car le premier anneau de la chaîne qui retient l'homme dans l'esclavage de son semblable, ne s'appuie que sur le moral ; c'est lui qui étouffe le sentiment de son indépendance et comprime sa volonté au point de lui faire tolérer sa condition, en substituant insensiblement dans son âme, la loi de l'habitude à celle de la nature.
Source : Gallica

Louis Vitalis Pétition à MM. les membres de la Chambre des députés… (1836)

Le sentiment prédominant du philanthrope est de mettre l'homme en liberté. C'est sans doute le premier, le plus grand de tous les biens. Mais personne ne sait mieux que vous, Messieurs, que ce don du ciel qu'il n'aurait jamais dû perdre, a besoin, pour être mis en harmonie avec l'état social, des modifications que l'ordre lui impose, et que, moins les hommes sont avancés dans la civilisation , plus le législateur appelé à la tâche difficile de les rendre heureux, doit veiller à l'accord de ces deux principes.
Source : Gallica

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