Ed Du Hailly , Revue des Deux Mondes
“ Yeux béké qu’a brûlé nègre (le regard du blanc brûle le nègre) : on l’entend encore aujourd’hui, ce proverbe où l’on croit voir passer comme un reflet des farouches lueurs de l’esclavage, et c’est de la bouche des noirs qu’il sortira le plus innocemment du monde. On a beaucoup dit et répété que, pour le nègre, liberté était synonyme de fainéantise. C’est là une de ces banalités qui méritent à peine une réfutation. Le nègre obéit a la loi générale, qui n’est certes pas d’aimer le travail pour lui-même, mais bien de le subir comme une nécessité et de le limiter à la satisfaction des besoins. ”
