Résumé

Georges Haurigot Excursion aux Antilles françaises

Citons encore les colibris et les oiseaux-mouches, ces joyaux animés de l’écrin des Antilles, si proches parents entre eux que les mêmes compliments et les mêmes reproches peuvent s’adresser aux uns et aux autres. Ce sont les plus petits des oiseaux. L’émeraude, le rubis, la topaze, a dit Buffon, brillent sur leurs habits. Ils ne les souillent jamais de la poussière de la terre, et, dans leur vie aérienne, on les voit à peine toucher le gazon par instants. Ils sont toujours en l’air, et vivent du nectar des fleurs que leur permet de pomper l’organisation particulière de leur langue.
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Georges Haurigot Excursion aux Antilles françaises

Aucun détail n’échappe à l’œil : voilà les îlets avec leurs cocotiers, et la Rivière salée avec ses sinuosités.
La vue embrasse par-dessus la cime des monts une vaste plaine de verdure où partout le palmier balance sa tête royale au-dessus des cultures qui succèdent à d’autres cultures.
Comme une carte de géographie, s’étalent aux regards les fertiles champs de cannes de la Grande-Terre, du Lamentin, de Sainte-Rose, de la Capesterre, enfin de la colonie entière.
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Georges Haurigot Excursion aux Antilles françaises

Les nuits de la Martinique sont admirables. À un jour qui fuit sans crépuscule succède brusquement une obscurité profonde. Bientôt l’immense voile bleu du ciel se pique d’innombrables étoiles d’un éclat extraordinaire, formant entre elles des constellations bizarres, inconnues du vieux continent. Alors la brise se lève fraîche et parfumée et permet d’oublier un instant les souffrances d’un jour trop ardent. C’est l’heure où la vie est douce, où les créoles se livrent, sur les longues galeries [1] , aux joyeuses causeries et au doux far niente.
La place Bertin, à Saint-Pierre.
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