Georges Haurigot, Excursion aux Antilles françaises
“ Citons encore les colibris et les oiseaux-mouches, ces joyaux animés de l’écrin des Antilles, si proches parents entre eux que les mêmes compliments et les mêmes reproches peuvent s’adresser aux uns et aux autres. Ce sont les plus petits des oiseaux. L’émeraude, le rubis, la topaze, a dit Buffon, brillent sur leurs habits. Ils ne les souillent jamais de la poussière de la terre, et, dans leur vie aérienne, on les voit à peine toucher le gazon par instants. Ils sont toujours en l’air, et vivent du nectar des fleurs que leur permet de pomper l’organisation particulière de leur langue. ”
