Résumé

Mémoire sur les colonies occidentales de la France… (1814)

Ce n'est qu'avec les colonies que s'exerce le véritable commerce d'échange. Aucunes valeurs monétaires ne sont nécessaires à la circulation : il ne faut, du côté de la métropole, que des objets manufacturés; et si la colonie ne produit point assez de denrées pour les solder, le commerce du continent espagnol, qui manque des mêmes articles, est toujours prêt à payer, en argent, la balance qui reflue sur ses côtes. Par le commerce des colonies occidentales, l'Europe pompe les métaux fins de l'Amérique, qui tendent sans cesse à s'enfouir dans l'Inde.
Source : Gallica

Mémoire sur les colonies occidentales de la France… (1814)

Au reste, les politiques qui désirent des colonies à la France, doivent voir sans regret l'aveuglement des noirs qui les porte à une défense. Aujourd'hui, le gouvernement qui croyait avoir acquis, par ses ménagements, des droits à leur reconnaissance et à leur soumission, doit les punir d'un plan concerté de rébellion. La punition ne tombera réellement que sur les chefs, qui perdront leurs dignités, et ne pourront plus rivaliser avec les blancs : la masse des cultivateurs, qui vit aujourd'hui dans la misère, jouira bientôt des bienfaits du rétablissement de l'ordre et de la culture.
Source : Gallica

Mémoire sur les colonies occidentales de la France… (1814)

Le taux de l'intérêt du numéraire ne vient-il pas embarrasser et gêner ces opérations de confiance? Quel est celui qui voudra courir la chance d'une perte réelle de huit à douze pour cent, pour l'incertitude d'un bénéfice éloigné et précaire, lorsqu'à l'aide de l'agiotage, il peut, sous ses yeux, faire valoir ses fonds avec avantage ? Tant que le taux de l'intérêt, qui est le thermomètre de la prospérité publique, ne baissera pas, notre commerce sera dans l'impossibilité de s'employer utilement dans les voyages qui demandent de gros capitaux
Source : Gallica

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