Résumé

Félix Longin Voyage à la Guadeloupe

Nous avions, à notre droite, Marie-Galante, qui nous paraissait à peine effleurer les eaux ; derrière nous les Saintes, qui ne sont guère que des rochers stériles ; à notre gauche et en face, la Guadeloupe, terme de mes courses. On voyait au loin, sur le rivage voisin de la Pointe-à-Pitre, les tristes débris des bâtiments qui avaient échoué dans le terrible ouragan qui s’était fait sentir quelques mois auparavant.
Il était dix heures du matin quand enfin nous mîmes pied à terre. La fièvre jaune ne moissonnait pas moins de monde à la Pointe-à-Pitre qu’à Saint-Pierre.
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Félix Longin Voyage à la Guadeloupe

Ce banquet nautique achevé après une durée d’une heure, on sort de l’eau, on va se promener un instant sur le rivage, puis on retourne dans le lit de la rivière ; on saute de roche en roche, on court de bassin en bassin, on se pousse, on s’arrose, on se fait mille malices ; s’il arrive qu’en sautant ou en courant, quelqu’un se laisse tomber, les ris éclatent sur toute la ligne. Pour diversifier les plaisirs, on va parfois sur le bord de la mer affronter les flots, puis, par intervalles, on vient sur le sablé se réchauffer aux rayons du soleil.
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Félix Longin Voyage à la Guadeloupe

Pour bien connaître le caractère des noirs, il faudrait aller l’étudier chez eux. L’esclavage le dénature, le change entièrement ; on ne peut donc avoir, dans les colonies, que des idées très-fausses à cet égard. On juge du caractère de l’esclave et non de celui de l’homme noir.
Il n’est aucun habitant qui ne préfère un nègre arrivant d’Afrique à un nègre créole ; pourquoi ? parce que ce nègre nouveau est doux, soumis, complaisant, sans défaut marquant ; c’est donc dans la colonie même que le nègre contracte les vices qu’on lui connaît.
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