Alexandre-Stanislas de Wimpffen

Résumé

Alexandre-Stanislas de Wimpffen Saint-Domingue à la veille de la Révolution… (1911)

Je ne sais, cependant, si l'indifférence, la force de l'habitude, celle de l'exemple, et surtout le pouvoir de l'opinion, qui juge la chasteté une vertu si pénible, si étrangère aux moeurs et au climat de Saint-Domingue, que l'impuissance même n'y croit pas, ne balanceraient pas l'effet d'un scandale pour conserver au sacerdoce une partie de la vénération dont il a besoin, en supposant que le reste de sa conduite répondît à l'importance et à la dignité de son ministère.
On est ici trop occupé de ce qui se fait chez soi pour s'enquérir beaucoup de ce qui se passe chez les autres.
Source : Gallica

Alexandre-Stanislas de Wimpffen Saint-Domingue à la veille de la Révolution… (1911)

Tout ce que la nature accorde de charmes aux séduisantes créoles blanches, dit. un écrivain créole, elle semble, à l'éclat du teint près, prendre plaisir à le prodiguer aux mulâtresses : même élégance de forme, même caractère de traits, même expression dans les regards, même aisance dans la démarche, et surtout même paresse, même nonchalance dans toutes les actions, jusqu'à ce que l'éclair du plaisir venant l'animer, produise l'explosion du volcan. Une mulâtresse parait un être empreint et pétri de volupté.
Source : Gallica

Alexandre-Stanislas de Wimpffen Saint-Domingue à la veille de la Révolution… (1911)

Sur cent mille nègres, que l'Angleterre seule exporte d'Afrique tous les ans, en voilà donc vingt-cinq mille par an qui, avant d'avoir vu l'Amérique, sont aussi visiblement égorgés que si on les avait étouffés tout vivants au fond de la mer. Arrivés dans ces îles américaines, il meurt encore un quart des esclaves du scorbut, de l'étisie, de fièvres putrides ou d'une espèce de fièvre aiguë qui attaque indistinctement tous les étrangers. C'est un tribut que le climat impose à tous ceux qui passent aux Indes occidentales.
Source : Gallica

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