Bananier

Définition et enjeux

E. Muraour,  Campagnes glorieuses du règne de Napoléon III, par E. Muraour… (1863)

“ Le bananier ressemble beaucoup à la plante que nous appelons en France blé de Turquie, mais plus haute et les feuilles sont si longues et si larges, que deux seulement suffiraient pour couvrir un homme et pour l'envelopper tout entier. La tige du bananier porte à son sommet une grappe de vingt, trente ou quarante fruits attachés ensemble. Quand le fruit n'est pas à sa maturité, l'écorce en est verte, et quand il est mûr, elle est d'un beau jaune. ”
Source : Gallica

Louis-Aimé Martin,  Oeuvres posthumes de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-Pierre (1833)

“ Le bananier, que je regarde comme du genre des glaïeuls, ne réussit bien qu'au fond des vallées, sur le bord des ruisseaux , à l'abri des grands vents, qui déchirent en lanières transversales ses tendres feuilles. Le palmier, au contraire, avec ses feuilles lignées, croît dans les lieux les plus exposés aux tempêtes, depuis le sommet des montagnes jusque sur le bord des mers. Le bananier n'a que des variétés qui, par la ressemblance de leurs fruits, ne conviennent qu'aux besoins d'une seule famille. ”
Source : Gallica

Portrait de Alexis-Marie Gochet Alexis-Marie Gochet,  Le Congo belge illustré ou L'État indépendant du Congo… (1888)

“ Le bananier est le compagnon d'habitat de toutes les tribus africaines ; et je ne crois pas m'avancer trop en affirmant qu'il est pour nos indigènes ce qu'est le dattier pour les Arabes et les Touaregs du Sahara. Je dirai plus : le bananier leur est incomparablement plus précieux que le froment pour nous. Un demi-hectare qui, planté de blé, ne suffirait pas en Europe à la subsistance de deux hommes, en entretiendrait cinquante, s'il était planté de bananiers, dans les régions des tropiques. ”
Source : Gallica

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