Résumé

L. Jacquard La Providence des noirs, par L. Jacquard (1878)

Si nous sommes un peu moins riches au bout de l'an, nous serons plus heureux, et le bonheur vaut bien l'argent.
Antonio s'inclina en silence. Ce n'était pas un méchant homme, loin de là; mais il avait pris tellement à cœur les intérêts de M. de Norris, il mettait tant d'orgueil à faire de la plantation qu'il régissait la plus
productive de tout le canton, que la grande bonté de Marcelle le contrariait, comme un insurmontable obstacle à la réalisation de ses vœux. Paul, le connaissant, devina ce qui se passait en lui.
Si tu avais vendu Sara, Yolof serait mort ou se serait enfui, lui dit-il.
Source : Gallica

L. Jacquard La Providence des noirs, par L. Jacquard (1878)

Elle l'accabla d'injures, de reproches, de railleries; elle fit si grand bruit, que ses filles accoururent, heureusement pour le pauvre Théodore, dont Anna et Noémi prirent la défense, pendant que Coralie plaignait sa mère et la suppliait de se calmer.
Dieu sait si Marcelle fut épargnée dans cet accès de fureur causé par l'orgueil et le dépit. C'était une prude, une hypocrite, une bigote, une intrigante, qui, dépourvue de grâce, de fortune et de beauté, voulait cependant faire parler d'elle, et choisissait pour y arriver le seul rôle qu'elle pût remplir.
Source : Gallica

L. Jacquard La Providence des noirs, par L. Jacquard (1878)

Oui, frères, c'est votre faute. Combien êtes-vous de noirs sur l'habitation Beaumesnil? Deux cent trente, n'est-ce pas ? Combien avez-vous de maîtres ? Un seul.
Deux cent trente noirs ne sont-ils pas plus forts qu'un blanc ?
Maître pas fort du tout. Moi plier li comme bambou, répondit un noir taillé en Hercule.
Si le maître n'est pas plus fort que toi, Couba, pourquoi lui obéis-tu?
C'est le maître, dit Couba.
Eh bien ! mes amis, je suis venu pour vous apprendre une bonne nouvelle : c'est que bientôt il n'y
aura plus d'autres maîtres que les noirs.
Source : Gallica

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