Résumé

Auguste Debay Les Parfums et les fleurs, par A. Debay

Une foule compacte s'y presse, du matin au soir, admire, odore, marchande, achète et s'en retourne avec son arbuste, son pot à fleur, son bouquet. En outre, sur les trottoirs des ponts et des rues, sur les quais et les boulevards stationnent un grand nombre de jolies bouquetières qui offrent aux passants leurs fleurs et qu'on achète presque toujours. Enfin, jusqu'à la petite ouvrière qui aime à garnir sa mansarde élevée, de quelques pots de fleurs ; il semble que la vue d'une rose, d'un œillet, d'une gracieuse campanule ou d'une modeste pensée la rende plus heureuse.
Source : Gallica

Auguste Debay Les Parfums et les fleurs, par A. Debay (1861)

Au printemps chaque plante s'empresse de se couvrir d'un ample vêtement de verdure ; bientôt les feuilles développent leurs formes élégantes, leurs plis, leurs festons, leurs gaufrures et leur riante couleur. Alors les jeux de l'ombre et de la lumière à travers le feuillage produisent cette foule de nuances qui réjouissent nos yeux; ici, c'est le vert foncé ; là, le vert pomme ; plus loin, c'est le jaune clair, qui, peu à peu, rembrunissant ses teinrtes, arrive jusqu'au noir
Source : Gallica

Auguste Debay Les Parfums et les fleurs, par A. Debay

Apollon était couronné de laurier franc comme dieu des beaux-arts; comme amant de Daphné, les lauriers roses composaient sa couronne. Pendant les Daphnidies, fêtes instituées en mémoire de cette aventure, un beau jeune homme en costume d'Apollon, la lyre en main, chantait cet hymne, qu'on disait avoir été composé par le Dieu lui-même.
« 0 Daphné ! puisque tu as refusé d'être mon épouse, tu seras mon arbre et ma fleur chéris ; tu seras l'ornement de ma tête et de ma lyre; tes fleurs superbes naîtront en tout temps et ton feuillage ne pâlira jamais. »
Source : Gallica

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