“ Ils continuèrent ces chœurs jusqu’au départ des Corinthiens chargés de ces enfants ; après quoi les Samiens les ramenèrent à Corcyre. XLIX. Si, après la mort de Périandre, il y avait eu de l’amitié entre les Corcyréens et les Corinthiens, ce motif aurait empêché ceux-ci d’aider les Lacédémoniens dans leur expédition contre Samos ; mais, depuis la fondation de Corcyre [8] par les Corinthiens, il y a toujours eu de l’inimitié entre ces deux peuples, quoiqu’ils eussent la même origine. ”
Corinthiens
Définition et enjeux
Le thème des Corinthiens englobe à la fois une ville antique, un peuple et une communauté religieuse, abordés par divers auteurs à travers les siècles. Hérodote et Thucydide en décrivent les enjeux politiques et militaires, tandis que Jean-François Sobry souligne leur impact architectural.
La Première épître aux Corinthiens, révélée par des textes bibliques, met en lumière leur rôle au sein de la communauté chrétienne, tout en suscitant des débats sur son authenticité, comme le relève Alfred Loisy. Enfin, des auteurs comme Thomas Corneille ou Jean Chrysostome utilisent le nom des Corinthiens pour explorer des thèmes moraux ou dramatiques. Cette diversité d’approches révèle la richesse du sujet, oscillant entre histoire, religion et art.
Citations sur “Corinthiens”
Jean-François Sobry, Poétique des arts, ou Cours de peinture et de littérature comparées… (1810)
“ C'est une beauté parée, mais non fastueuse , et plus élégante encore que magnifique. Les Corinthiens, fameux dans l'antiquité par la somptuosité de leurs édifices, le sont surtout pour avoir arrêté les proportions du quatrième ordre d'architecture qui porte leur nom. L'Art, y déploie ses plus beaux moyens. La sculpture y est par-tout appelée. Son chapiteau , son entablement, sa corniche, sa base même, reçoivent des ornements qui doivent parer chaque membre sans en altérer la forme. ”
Jean Chrysostome,
Œuvres complètes
“ Lorsque le démon vit que la vérité pénétrait dans cette grande et populeuse cité, dans cette ville également célèbre et par son opulence et par sa sagesse, et qui était la capitale de la Grèce, depuis que la puissance de Sparte et d’Athènes était tombée, dès que le démon, dis-je, vit que les Corinthiens recevaient la parole de Dieu avec un grand empressement, que fit-il ? ”
Thucydide,
Guerre du Péloponnèse
“ Il se trompe, celui qui se persuade qu’il ne s’élèvera pas de guerre où nous puissions vous être utiles. Il ne sent pas que les Lacédémoniens brûlent de vous combattre, parce qu’ils vous redoutent ; et que les Corinthiens, ligués avec eux et vos ennemis, commencent par nous attaquer, pour se porter ensuite contre vous. Ils craignent l’union de nos ressentimens contre eux ; ils craignent d’être prévenus dans le projet qu’ils ont conçu et de nous abaisser et de s’élever eux-mêmes. Notre intérêt nous l’ordonne, prévenons les Corinthiens : nous, en vous donnant ; vous, en acceptant notre alliance. ”
Lerminier,
Revue des Deux Mondes
“ Les Corcyréens, apprenant que des troupes et de nouveaux habitans partis de Corinthe se dirigeaient vers Épidamne, s’irritèrent, et la guerre éclata entre Corcyre et Corinthe. Corcyre remporta d’abord quelques avantages, qui provoquèrent chez les Corinthiens de puissans préparatifs : Corcyre effrayée, et ne se trouvant comprise ni dans les traités des Athéniens ni dans ceux des Lacédémoniens, envoya des députés à Athènes pour en solliciter l’alliance et l’appui. ”
Paul-Louis Courier,
Oeuvres complètes de P. L. Courier…
(1828)
“ De vrai si les Corinthiens, mort Périandre, eussent été amis des Corcyréens, ils ne se fussent pas sans doute, pour le souvenir de cette affaire, joints aux ennemis de Samos; mais jamais depuis le temps que l'île fut peuplée par eux, ils n'ont paru d'accord ensemble, bien qu'entre eux cependant il y ait. (1) . Voilà pourquoi les Corinthiens en vouloient à ceux de Samos. Or, Périandre envoyoit à Sardes pour être coupés ces enfants des premiers de Corcyre, afin de se venger. ”
Alfred Loisy,
Mémoires pour servir à l'histoire religieuse de notre temps…
(1930-1931)
“ Je me suis expliqué sur ce sujet dans un article de la Revue critique (1er novembre 1927 ; l'article a été écrit vers la fin de 1926) , à propos d'un livre de M. Maurice Goguel, sur les Epîtres pauliniennes : La pleine authenticité des Epîtres aux Corinthiens et aux Romains pourrait bien n'être pas aussi facile à défendre qu'on l'admet communément. M. Goguel ne fait pas difficulté de reconnaître que les deux Epîtres aux Corinthiens sont des compilations ; mais ces compilations, selon lui, ne contiendraient que des morceaux provenant de lettres authentiques. ”
“ Dans le manuscrit du Fanar, la même attribution fait partie du titre. La prétendue seconde lettre aux Corinthiens, gardée par les mêmes volumes, et complète seulement dans le second, n’est pas de Clément. Irénée (l. c.) , Clément d’Alexandrie (Strom., V, 12) , Origène ne parlent que d’une seule lettre de Clément aux Corinthiens. Cf. Eusèbe, H. E., III, 38 ; et Jérôme, De viris ill., 16. Photius, cxii, cxiii. La prétendue seconde épître est plutôt un sermon qu’une lettre. Elle appartient au iie siècle. V. Journ. des savants, janv. ”
Première épître aux Corinthiens, Nouveau Testament
“ Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Otez le méchant du milieu de vous. 1 Corinthiens 6 Quelqu’un de vous, lorsqu’il a un différend avec un autre, ose-t-il plaider devant les injustes, et non devant les saints ? Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? Et si c’est par vous que le monde est jugé, êtes-vous indignes de rendre les moindres jugements ? ”
“ Que me peut demander la gloire, Quand l’Amour s’est rendu le maître de mon cœur ? Le Choeur de Corinthiens qu’on ne voit pas. Disparaissez, inquiètes alarmes ; Vaines terreurs, fuyez, éloignez-vous. Le secours d’un héros vient se joindre à nos armes, Nos plus fiers ennemis trembleront devant nous. Disparaissez, inquiètes alarmes, Vaines terreurs, fuyez, éloignez-vous. Scène IV Créon, Jason, Aracas.CRÉON. L’allégresse en ces lieux, ne peut être plus grande... Mon peuple voit Oronte, & son secours promis Doit étonner nos ennemis. ”
Louis-Jules Mancini-Mazarini Nivernais, Oeuvres diverses de J. J. Barthelemy… (1823)
“ En s'adressant dans la suite aux Athéniens, ils leur disent : « Les Corinthiens vous diront qu'il est in« juste que les colonies fassent des alliances parti« culières ». A cela nous répondrons: « Toute co« lonie bien traitée de sa métropole doit l'honorer; « mal traitée, elle peut se séparer d'elle; car ce n'est « pas pour être leur esclave, mais pour être libres « qu'on nous a fondés (Thucyd, lib. I, cap. 27) ». Les Corinthiens se plaignaient aussi de ce que Corcyre, leur propre colonie, s'était toujours séparée d'eux. ”
Première épître aux Corinthiens, Nouveau Testament
“ Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. 1 Corinthiens 7 Pour ce qui concerne les choses dont vous m’avez écrit, je pense qu’il est bon pour l’homme de ne point toucher de femme. Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement, le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. ”
Léon Heuzey,
Le Mont Olympe et l'Acarnanie…
(1860)
“ Plus tard, occu pée par les Corinthiens, dans leur guerre contre Corcyre, et devenue purement corinthienne, elle est mêlée aux grandes expéditions des Péloponnésiens contre l'Acarnanie. Mais le désastre des Ambraciotes devant Argos Amphilochicon la priva de son principal appui dans ces contrées : en 425, attaquée par les Acarnaniens et par la flotte athénienne de Naupacte, elle fut livrée par trahison. Les Corinthiens furent chassés ; des colons, venus de toute l' Acarnanie, les remplacèrent. ”
Jean-Charles-Julien Luce de Lancival, Oeuvres de Luce de Lancival. Tome 2 (1826)
“ Me répondit leur chef ( un sourire insultant Accompagnait ces mots) : « Corcyre en cet instant « Nous charge de conduire au plus tendre des pères « Ce fils , digne héritier de ses destins prospères. « Il est là. » J'hésitais, interdit, incertain. Il me présente une urne ; il l'entr'ouvre, et sa main Agitant sans respect une insensible cendre : « Voilà, poursuivit-il, le fils de Périandre ; « Et si les Corinthiens, dignes de leurs aïeux, « Suivent d'un peuple ami l'exemple glorieux, « De nos tyrans communs perdant la race entière, « La même urne bientôt confondra leur poussière. » ”
Léonce de Lavergne,
Dictionnaire encyclopédique usuel…
(1858)
“ PÉRI. Nom que les Persans donnent à une classe de créatures femelles, interniËdiâires entre les.anges et l'humanité. PÉRÏANDRE, tyran de Corinthe, succéda, en 62S avant J.-C, à son père Cypselus. Il se rendit odieux par sa cruauté envers les Corinthiens et sa propre famille. Son fils Lycophron, qu'il avait exilé à Corcyre, ayant été mis à mort par les Corcyréens, il voulut le venger et mourut de chagrin de n'avoir pu y réussir, à Page de quatrevingts ans, après quaraute-qnatre ans de règne. Sa mort rendit la liberté à Corinthe. ”
Alfred Loisy,
Les actes des apôtres
(1920)
“ « Est-ce que nous avons besoin, comme certains, de lettres de recommandation pour vous ou bien de vous ? » La glose du ms. D (et de la marge Philor.) a voulu éclaircir notre passage par une abondante paraphrase, en retirant à Apollos l'initiative de sa résolution : « Et certains Corinthiens, qui étaient de passage à Ephèse et qui l'avaient entendu, l'invitèrent à venir avec eux dans leur pays », — indication qui paraît avoir tout juste la valeur d'une conjecture ; — « et comme il y consentit, les Ephésiens », — cette façon de désigner les fidèles d'un lieu est étran"t par la grâce ”
Abrégé de l'histoire ancienne, en particulier de l'histoire grecque… (1813)
“ Les Corinthiens l'honorent comme leur libé* rateur , et s'associent à la ligue des Achéens. Aratus s'efforça en vain d'y attirer la ville d'Argos ; mais il persuada au tyran de Méga,.. lopolis de se démettre volontairement , et d'unir son peuple à cette confédération. Une révolution de Sparte changea les affai- F.nlive au Marrllollil'lls la citadelle de Corin-r the. 1 Agis vent réformer Sparte. res du Péloponnèse. Il ne restait presque plus de vestige des lois de Lycurgue. Les richesses avaient entièrement corrompu les mœurs. Chacun pouvait disposer de ses biens. ”
“ II Cor., x, 13-16. ↑ II Cor., xi, 28. ↑ Quelques critiques, se fondant sur II Cor., ii, 1 ; xii, 14, 21 ; xiii, 1, 2, supposent que Paul, pendant son séjour à Éphèse, fit à Corinthe un voyage dont les Actes ne parleraient pas ; mais ces passages s’expliquent sans une telle hypothèse. ↑ Act., xviii, 27-28. ↑ Act., xviii, 24-28 ; I Cor., iii, 5 et suiv. ↑ Act., xix, 1. ↑ I Cor., i, 10 et suiv. ; iii, 3 et suiv, ; II Cor., xii, 20. L’Église de Corinthe garda longtemps les mêmes défauts. Voir la première épître de Clément Romain aux Corinthiens, ch. 2, 3, 14, 46, 47, 54. ↑ I Cor., i, 17 et suiv. ”
Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy,
Encyclopédie méthodique
(1788)
“ Le corinthien, par l’emploi le plus abondant, le plus diversifié de tous les détails d’ornemens, sur sa base, son fût, son chapiteau et toutes les parties de son ordonnance, sait établir entre ses proportions et ses formes, cet accord qui lui donne la propriété d’exprimer les qualités de magnificence, de richesse, de légèreté, etc. ”
George Sand,
Le Compagnon du tour de France
(1841)
“ Je le crois bien, répondit le Corinthien avec amertume ; tu travailles pour quelqu'un qui en vaut la peine. – Je travaille pour l'art, répondit Pierre. – Non, répondit brusquement le Corinthien, tu travailles pour celle que tu aimes. ”
Abrégé de l'histoire ancienne, en particulier de l'histoire grecque… (1813)
“ CORINTHE, Corinthus, ville célèbre de la Grèce , sur la côte septentrionale du Péloponnèse, au fond d'un golfe et près d'un isthme qui portaient son nom. Sa citadelle était nommée Acro-Corini hé. Détruite par Mummius, 146 ans avant J. C.., elle fut rebâtie au temps de César , cependant ce n'est plus au" jourd'hui qu'un petit village sous le nom de Corito. CORONÉE, Coronæa. L'antiquité connaissait plusieurs villes de ce nom : celle dont il est parlé dans cet ouvrage, était en Béotie vers le sud-est de Chéronée, et comme elle sur un ruisseau qui se rendait dans le lac Copaïs. ”
Jean-Baptiste-Gaspard Roux de Rochelle, Les trois âges, ou Les jeux olympiques… (1838)
“ Corinthe avait deux ports, situés à quelque distance de son enceinte; l'un sur la mer de Crissa, l'autre sur le golfe Saronique. Sa situation y attirait le commerce de l'Europe et de l'Asie : sa citadelle dominait l'isthme, et pouvait le fermer. Son opulence et la beauté de ses monuments la rendis rent célèbre. Les Romains mettaient cette ville sur la même ligne que Carthage et Capoue. Lorsque Mummius se fut emparé de Corinthe les habitants furent passés au fil de l'épée : on n'épargna que les femmes et les enfants, qui furent vendus et emmenés en esclavage. ”
Ferdinand Brunetière,
Revue des Deux Mondes
“ Considérons donc, au lieu d’eux, Polyeucte ou Pauline, mais surtout César ou Cornélie, Rodogune ou Cléopâtre. L’évolution est ici accomplie. De la conception jalouse du « point d’honneur » s’est dégagée la conception cornélienne de la volonté. Ce qui est noble désormais, et vraiment « héroïque, » ce n’est plus de vivre conformément à un idéal plus ou moins arbitraire d’honneur ou de vaine gloire, mais conformément à soi-même. Ζῇν ὁμολογουμένως, disait l’antique stoïcisme, dont Corneille a puisé les leçons dans le théâtre de Sénèque et dans la Pharsale de Lucain. ”
Pierre Larousse,
Fleurs latines des dames et des gens du monde…
(1874)
“ Au temps des Laïs et des Phryné, Corinthe était la ville des plaisirs coûteux ; on y achetait cher un repentir, et beaucoup devaient y renoncer moins par sagesse que par pauvreté. Aussi, disait-on alors : Tout le monde ne peut aller à Corinthe. Ce proverbe a pris, avec le temps, un sens beaucoup plus général et signifie aujourd'hui (ce qui est presque une vérité de La Palice) , que les hommes n'ont pas tous la même fortune, le même esprit, le même génie. Ordinairement c'est sur le ton de la plaisanterie que l'on dit : Non licet. ”
Philippe-Auguste Jeanron,
Origine et progrès de l'art, études et recherches…
(1849)
“ Enfin, le style corinthien naquit ou plutôt se fixa dans les plus beaux temps de la Grèce. Il est peut-être enfant déjà de ce perfide besoin qu'éprouvent les nations parvenues à leur apogée, d'unir la richesse à la beauté et le faste à la grandeur. Le hasard, en tout cas, plaça bien ses derniers progrès dans l'industrieuse et opulente Corinthe ; ce style, plus qu'aucun autre, appelle à soi la sculpture ; il lui demande souvent toutes ses ressources, tout son savoir, tous ses caprices, pour orner ses bases, ses fûts, ses chapiteaux et toutes les divisions de son ordonnance ”
Pierre Louÿs,
Œuvres complètes de Pierre Louÿs…
(1929 - 1931)
“ L’amour était le fruit du pays. On venait là, de tout l’empire hellène, sans autre but que d’y acheter le plaisir de la chair et de se concilier la déesse qui le dispensait à ses fidèles. Ville de volupté, mais d’abord de pèlerinage, Corinthe offrait au voyageur deux ordres de courtisanes, les laïques et les religieuses, qu’il vaudrait peut-être mieux nommer les séculières et les régulières, car les unes n’étaient pas moins pieuses que les autres, et toutes se croyaient également agréables à leur divinité nue. ”
George Sand,
Le Compagnon du tour de France
“ Depuis bien des nuits le Corinthien ne dormait pas, et le jour il travaillait sans ardeur. Il éprouvait plutôt le besoin de s’étourdir et de s’arracher à lui-même qu’un véritable repentir de son égarement, et attendait la réponse de la Savinienne avec plus de terreur que d’impatience ; car il faisait d’inutiles efforts pour se rattacher à cet amour austère, si différent de celui qu’il avait connu dans les bras de la marquise. ”
Pierre Corneille,
Médée
(1635)
“ Ægée.Sur un bruit qui m’étonne, et que je ne puis croire, Madame, mon amour, jaloux de votre gloire, Vient savoir s’il est vrai que vous soyez d’accord, Par un honteux hymen, de l’arrêt de ma mort. Votre peuple en frémit, votre cour en murmure ; Et tout Corinthe enfin s’impute à grande injure Qu’un fugitif, un traître, un meurtrier de rois, Lui donne à l’avenir des princes et des lois ; Il ne peut endurer que l’horreur de la Grèce Pour prix de ses forfaits épouse sa princesse, Et qu’il faille ajouter à vos titres d’honneur : « Femme d’un assassin et d’un empoisonneur. »Créuse. ”
Charles-Joseph Colnet du Ravel, L'hermite de Belleville : supplément… (1834)
“ Mais, de tous nos écrivains, Corneille était celui qu'il admirait le plus : il avait même pour ce grand tragique une sorte de culte, et croyait que « la France lui devait une partie de ses « grandes actions. » Aussi, Messieurs, disait-il un jour, s'il vivait encore, je le ferais prince. Pourquoi pas roi ? Il en a fait qui méritaient moins de l'être. Corneille, au reste, si je le connais bien, aurait attaché peu de prix à cet honneur. ”
George Sand,
Le Compagnon du tour de France
(1841)
“ Le Corinthien justifie son surnom, dit le comte. Je m'intéresse à ce garçon-là. Où a-t-il été élevé ? – Comme nous tous, sur les chemins, répondit Pierre. Nous travaillons et nous étudions en nous arrêtant de ville en ville. Nous avons nos ateliers et nos écoles, où nous sommes élèves les uns des autres. Mais quant aux dispositions particulières dont cet ouvrage est la preuve, personne ne les a cultivées dans le Corinthien. Cela lui est venu un beau matin, et il s'est formé tout seul. – Est-ce qu'il ne serait pas fils de quelque artiste tombé dans la misère ? dit le comte. ”
