Alfred Loisy

Alfred Loisy

Résumé

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Les actes des apôtres (1920)

Luc avait voulu raconter à Théophile l'histoire héroïque de la foi, ce que Jésus avait fait et enseigné, comment il avait souffert la mort, comment de son immortalité il avait renvoyé ses disdiples à Jérusalem, comment l'espérance du salut s'était affirmée par Pierre et ses compagnons, par Etienne, et comment elle s'était répandue par les hellénistes dispersés, enfin comment Paul, formé à Antioche auprès de Barnabé, avait porté l'Evangile en divers pays, et comment il avait terminé sa carrière à Rome : ainsi le christianisme était fondé sur ses martyrs.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Les actes des apôtres (1920)

Mais quand, où, comment s'est ébauché, affermi, a pris conscience de lui-même ce règne de l'Esprit, c'est ce qui est impossible à dire, par suite de la confusion que le rédacteur des Actes a délibérément introduite dans l'histoire apostolique.
Le miracle de la pentecôte n'est pas le point de départ historique du règne de l'Esprit, ce n'en est que le mythe, le mythe de l'Eglise ; et c'est aussi bien l'origine du mythe qu'il s'agit d'expliquer avec celle de l'Eglise et du règne de l'Esprit.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Les actes des apôtres (1920)

Et le peuple acclamait : « C'est un dieu qui parle, non un homme. » Mais à l'instant l'ange du Seigneur le frappa, parce
hommages blasphématoires qui sont rendus au discours étaient provoqués beaucoup plus par la considération de la personne royale, de l'apparat grandiose dont Agrippa était environné, aussi de sa vanité, que par le contenu même de la harangue, dont il ne dit mot ; il entend bien, au fond, que l'enthousiasme est de commande, que la flatterie s'adresse au roi comme roi, et qu'Agrippa lui-même s'est offert à cette flatterie par l'éclat de son costume et le ton de son discours.
Source : Gallica

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