Alfred Loisy

Alfred Loisy

Résumé

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy L'Épitre aux Galates (1916)

Le monde, les intérêts humains, la chair, le péché, tout cela fut crucifié dans la chair de Jésus et a péri avec elle, du moins pour la considération du croyant parfait ; et le croyant meurt au monde, à la chair, au péché, par le baptême.
C'est là pour Paul une vérité mystique à l'égard de laquelle il n'admet pas les protestations de la réalité historique ou psychologique. Plus rien du monde n'existe pour lui ou n'est censé exister au regard de sa foi. « Circoncision n'est rien, prépuce n'est rien », il nous l'a déjà dit et il nous le répète.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy L'Épitre aux Galates (1916)

Paul n'y regarde pas de si près : voici Abraham, le père des croyants ; le fils qu'il a de la femme libre, en vertu de la promesse divine, l'enfant de la foi, est le prototypé de ceux qui sont sauvés par la foi et qui naissent par l'esprit à la vie éternelle; le fils qu'il a de l'esclave, par génération charnelle, l'enfant de la servitude, est le prototype de ceux qui sont asservis à la Loi, et d'autant plus qu'Agar est le Sinaï. Paul voit les chrétiens
libres dans Isaac, et les Juifs esclaves dans Ismaël.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy L'Épitre aux Galates (1916)

Il serait dans le vrai en disant que les observances n'ont pas de raison d'être pour le chrétien, mais il prétend qu'elles annulent la foi, et cela est faux.
Il a beau se répéter et protester que la Loi est un tout indivisible, que « la circoncision implique l'observation de la Loi tout entière », que pratiquer ainsi la Loi est « vouloir être justifié» par elle, que c'est « ne plus compter à l'égard du Christ », « être déchu de la grâce », comme il l'a dit une première fois en déclarant que « le Christ ne sert de rien à qui se fait circoncire ».
Source : Gallica

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