M. Aubé, Saint Paul et la formation du christianisme
“ On ne saurait sans doute ranger les épîtres de l’apôtre parmi les chefs-d’œuvre de la littérature épistolaire. Paul n’est pas, à proprement parler, un écrivain. Nul ne s’inquiéta jamais moins décomposer et ne porta plus loin le dédain de la manière, l’oubli de l’art et de ce que nous appelons l’élégance et le bon goût. Cependant nul ne possède plus de personnalité dans la façon d’exprimer ce qu’il pense et ce qu’il sent. Le langage suit chez Paul le train de l’idée, et comme l’idée est exubérante, il est impétueux, heurté, saccadé, incohérent. ”
