Emile Baumann, Saint Paul (1925)
“ La scène n’en est pas moins grande, comme, dans l’Alceste d’Euripide, le départ d’Héraclès, saluant le roi Admète, la femme qu’il a sauvée, et leur peuple heureux. Mais elle est autrement belle : au lieu de s’en aller vers un obscur destin subi par nécessité, Paul monte à Jérusalem avec la joie de souffrir pour son Maître et comme Lui. Il n’a pas restitué à ceux qu’il aime la lumière douce à respirer ; il leur dispense le bonheur sans fin. Et cependant la perspective du Paradis n’ôte rien à l’humaine effusion, entre eux, d’une tendresse naïve et profonde qui s’afflige dans l’espérance. ”
