Emile Baumann

Saint Paul (1925)

Résumé

Emile Baumann,  Saint Paul (1925)

“ La scène n’en est pas moins grande, comme, dans l’Alceste d’Euripide, le départ d’Héraclès, saluant le roi Admète, la femme qu’il a sauvée, et leur peuple heureux. Mais elle est autrement belle : au lieu de s’en aller vers un obscur destin subi par nécessité, Paul monte à Jérusalem avec la joie de souffrir pour son Maître et comme Lui. Il n’a pas restitué à ceux qu’il aime la lumière douce à respirer ; il leur dispense le bonheur sans fin. Et cependant la perspective du Paradis n’ôte rien à l’humaine effusion, entre eux, d’une tendresse naïve et profonde qui s’afflige dans l’espérance. ”
Source : Gutenberg

Emile Baumann,  Saint Paul (1925)

“ Nous touchons ici, chez Paul, le paroxysme, si l’on ose dire, de l’élan chrétien : à la fois, dans les mots, une violence indignée ; une personnalité débordante, qui se dresse contre toutes les autres, leur lance un défi : « Moi seul, je suis dans le vrai » ; et l’absolu du renoncement, l’humilité suprême : « Je suis crucifié avec le Christ. » Mystère d’incroyable équilibre, hauteur et abaissement, le Moi exalté dans sa plénitude et l’oubli de soi jusqu’à l’immolation du martyre ! Apparente rupture de l’unité à seule fin de sauver l’unité ! ”
Source : Gutenberg

Emile Baumann,  Saint Paul (1925)

“ Nous, fils des Gentils, serions-nous chrétiens si Paul n’avait eu la vocation d’ôter à l’Église adolescente le joug mosaïque ? Le monde païen n’aurait jamais, en masse, consenti, même sans la circoncision, à se faire juif. Paul, parmi les Apôtres, ne fut pas le seul qui le comprît ; mais, plus impérieusement que personne, il fit passer dans l’acte cette nécessité.
Entre tous les témoins du Christ il s’impose comme le plus difficile à confondre, parce qu’il a été son témoin malgré lui. Or, le christianisme n’est pas une chimère issue de la théodicée juive et des mystères grecs.
”
Source : Gutenberg

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