Résumé

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Les origines du Nouveau Testament (1936)

Le christianisme ne s'est pas fondé sur un livre de révélation qui lui aurait été propre, ni, en toute rigueur de langage, sur la Bible juive, qui pourtant fut d'abord et pendant assez longtemps, même quand il eut commencé d'avoir une littérature religieuse, son unique livre sacré ; il ne s'est pas fondé davantage sur un dogme abstrait, non plus sur un principe de haut mysticisme, mais sur une croyance plutôt populaire et presque naïve, que Jésus embrassa en grande candeur de foi et avec la plus intime confiance dans le Dieu qui veillait sur les destinées d'Israël et de l'humanité.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Les origines du Nouveau Testament (1936)

Peu importe, au fond, ce qu'ont pu dire textuellement là-dessus Jésus, Pierre, Paul ou Jean, et ceux qui ont ensuite parlé pour eux ; ce qui importe est le feu qu'ils ont allumé, et qui sans doute ne s'éteindra pas avant qu'ait disparu l'humanité. Car, si les hommes passent, l'humanité demeure ; et si les religions s'éteignent, la religion brille toujours. Les hommes se seraient depuis longtemps exterminés, victimes de leurs propres folies, si l'idéal religieux de l'humanité ne les avait ressaisis dans l'instant même où ils couraient à leur perte.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Les origines du Nouveau Testament (1936)

Il y a une promesse faite par Dieu à Abraham le croyant et à sa postérité croyante. La postérité croyante, ce sont ceux qui maintenant sont persuadés que Dieu a ressuscité des morts le Seigneur Jésus. Or la résurrection de Jésus garantit la promesse faite à Abraham pour lui et sa postérité d'être « héritiers du monde ». Mais l'héritage du monde, ce n'est pas l'éternité bienheureuse dans le ciel, c'est le bonheur des croyants, des justes, sur la terre, dans le règne de Dieu.
Source : Gallica

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