Alfred Loisy

Alfred Loisy

Résumé

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy L'Évangile selon Marc (1912)

Et de même que l'on a porté pour la damnation l'image de l'homme terrestre, on doit porter pour le salut l'image de l'homme céleste. Par le baptême on participe à sa sépulture, à sa mort, mourant par là au péché et vivant à Dieu comme
le Christ, par le Christ; dans la cène, on s'unit au Christ Sauveur, car le pain qui est rompu dans le repas de communauté n'est pas autre chose que le corps de Jésus crucifié, la coupe de vin renferme son sang; ainsi proclame-t-on le salut opéré par cette mort bienfaisante, en attendant que le Christ apparaisse.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy L'Évangile selon Marc (1912)

Et comme les dieux des mystères païens, il ne fait pas acception de nationalité : Dieu était dans le Christ pour se réconcilier le monde, non pour sauver Israël; le peuple qui se disait choisi était
un peuple réprouvé, au moins provisoirement; le Messie qu'il attendait n'était pas venu pour lui, ne lui appartenait pas ; l'Homme céleste appartenait à l'humanité. Paul a si bien transformé la passion du Christ en mystère de salut que Jésus de Nazareth n'a aucune place dans sa religion ; le grand apôtre se flatte de ne vouloir point connaître le Christ « selon la chair ».
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy L'Évangile selon Marc (1912)

Le miracle de la tempête apaisée se passe en pleine nuit, comme celui de Jésus marchant sur les eaux. La barque avançait lentement sous l'effort des disciples qui maniaient la rame; le Christ, assis à l'arrière, s'était endormi, la tête appuyée « sur l'oreiller », c'est-à-dire sur le coussin des rameurs. Survient un grand coup de vent qui met les voyageurs en péril. Il paraît que ces rafales ne sont pas rares sur le lac de Tibériade. Envahie par les flots, la barque de Pierre menaçait de sombrer, et Jésus ne s'éveillait pas.
Source : Gallica

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