Les scribes, figures centrales de l'histoire intellectuelle et administrative, désignent traditionnellement les artisans de l'écriture manuscrite. Leur rôle a été analysé par plusieurs auteurs, qui en ont mis en évidence les aspects techniques, sociaux et culturels. Alfred Maury, par exemple, dénonce la dévalorisation de leur art face à l'imprimerie, tandis que Collin de Plancy souligne l'importance d'une culture intellectuelle pour perfectionner leur métier.
Charles Didier évoque leur position ambiguë entre mépris et respect, et Léon Gautier met en lumière leur apport à la transmission des textes. M. Ilʹin, quant à lui, anticipe la disparition des scribes face à l'industrialisation de l'écriture. Ces visions révèlent une transformation du statut des scribes, passant du rôle de gardiens du savoir à une marginalisation progressive due aux technologies imprimantes.