Louis-Frédéric Rouquette, Le Grand Silence blanc
“ De temps en temps, Tempest ouvre un œil, grogne un peu plus fort, puis reprend sa somnolence.Il faut avoir vécu dans la solitude pour comprendre la joie de pouvoir parler à un être humain. Les plus cruelles privations ne sont rien à côté de l'effroyable supplice du silence. Etre seul devant les plus beaux paysages du monde, seul avec sa pensée qui tourne en rond autour du cerveau comme une bête emmurée, sentir sa raison mourir peu à peu, être ivre de solitude au point de chanceler, avoir faim de parler à quelque chose de vivant! ”
