Abréviation

Définition et enjeux

Émile Leclerc,  Nouveau manuel complet de typographie… (1897)

“ L'abréviation consiste dans le retranchement de plusieurs lettres finales ou médianes remplacées ou non par un point, en une combinaison de chiffres et de minuscules et même de supérieures, et par la substitution de lettres et de signes particuliers.
Les abréviations sont fort utiles dans les ouvrages spéciaux : dictionnaires, grammaires, catalogues index, ouvrages de science, recueils particuliers, etc.; elles économisent la place et le temps et contribuent à la clarté par leur laconisme.
”
Source : Gallica

F. Génin,  Des variations du langage français depuis le XIIe siècle

“ Autre chose est d'abréger les mots, autre chose de les estropier. S'il est démontré qu'une abréviation conserve les caractères natifs, essentiels du mot, et s'allie en même temps avec la douceur et la facilité du langage, il est incontestable que c'est un perfectionnement.
Nous aussi nous avons commencé par des formes développées, que nous avons resserrées à mesure que nous avancions.
C'est un fait singulier, et qui n'a pas encore été remarqué, que la plupart de nos substantifs tirés du latin ne sont pas calqués sur le nominatif, mais sur l'accusatif.
”
Source : Gutenberg

Louis Emmanuel Brossard,  Le Correcteur typographe

“ Le mot à abréger ne doit pas être mutilé au point de devenir presque incompréhensible : toute abréviation doit comporter au moins les parties essentielles du mot, à moins d’être une abréviation journalière, courante, avec la nature de laquelle le lecteur est familiarisé de longue date et dont le sens exact ne peut lui échapper :
Dans certains volumes (annuaires, almanachs, dictionnaires, etc.) , une liste est donnée des abréviations établies suivant des conventions particulières, liste qui permet de comprendre la signification des mots extrêmement réduits.
”
Source : Wikisource

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