Résumé

Ambroise Firmin-Didot Observations sur l'orthographe ou ortografie française (1867)

Ce qu'il y a d'embarrassant, ce n'est pas de faire, tant bien que mal, une espèce d'alphabet rationnel et philosophique, propre à faciliter l'enseignement de la lecture et à rendre peu sensibles et même tout à fait nulles les équivoques et les ambiguïtés de l'orthographe. C'est d'appliquer cet alphabet à une langue écrite, sans altérer, sans détruire peut-être son esprit et son caractère.
C'est surtout de le faire accepter par le peuple auquel on le destine, comme la forme d'un chapeau ou la coupe d'un habit. Voilà
ce qui n'arriva jamais, et ce qui jamais n'arrivera.
Source : Gallica

Ambroise Firmin-Didot Observations sur l'orthographe ou ortografie française (1868)

C’est que la composition d’une bonne grammaire française n’est pas d’une médiocre difficulté. Outre qu’il lui faut l’appui et l’autorité d’un bon Dictionnaire académique, le talent d’y mettre tout ce qu’il faut, et rien que ce qu’il faut, est tout simplement un art véritable. Elle exige un don d’expérience, une méthode rares. L’esprit de l’auteur, sa finesse peut s’y faire sentir, jamais voir. Il faut qu’il comprenne la langue par le côté métaphysique et la fasse comprendre par le côté vulgaire.
Source : Gutenberg

Ambroise Firmin-Didot Observations sur l'orthographe ou ortografie française (1867)

L'écriture ne constitue en effet qu'un instrument, mais c'est l'instrument indispensable pour arriver à la connaissance des sciences. Or l'intelligence de l'homme le mieux doué a des bornes, et il est évident que, s'il l'emploie toute à apprendre ou à retenir l'orthographe, il ne lui en reste plus pour l'étude des sciences. Celui qui, grâce à de longs et pénibles travaux et à une attention soutenue, parvient à écrire correctement quelques pages, sans le secours d'un dictionnaire, n'a donc pas lieu d'être si fier !
Source : Gallica

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