Cédille

Définition et enjeux

Auguste Bernard,  Geoffroy Tory, peintre et graveur… (1865)

“ Dans un autre endroit il fait sentir le besoin de la cédille, qu'on voit paraître dans les manuscrits français dès le treizième siècle, mais que la typographie n'avait pas encore adoptée : " C devant O, » dit-il, « en pronunciation et langage francois, aucunesfois est solide, comme en disant coquin, coquard, coq, coquillard; aucunesfois est exile, comme en disant garcon, macon, francois, et aultres semblables2.»
Tory ne pouvait oublier la ponctuation, cette partie si essentielle, et malheureusement si négligée encore de nos jours, de l'orthographe
”
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Étienne Guinard Joseph-Étienne Guinard,  Les noms indiens de mon pays

“ Nos ancêtres se taillaient de longues allumettes de cèdre, pour allumer pipes et chandelles. On les allumait aux tisons du poêle et, pour les éteindre, on les piquait dans la cendre.
Ma mère, comme toutes les femmes d’alors, se confectionnait des balais de cèdre. Nous la regardions entasser dans sa main le bout des branches puis les attacher fortement d’une ficelle à plusieurs tours, pour y introduire à la fin un long bâton pointu qui raidissait branches et corde. Alors, tous voulaient balayer.
”
Source : Wikisource

Portrait de Camille Pert Camille Pert,  Cady mariée (1913)

“ Imaginez, Cady, que je suis né des amours déplorables d’un libidineux et vilain curé de village, et de sa bonne, une vieille fille de quarante-huit ans, demi-idiote, qui devint enceinte de moi alors qu’elle ne paraissait déjà presque plus femme... Elle me mit au monde au fond d’un caveau du cimetière... Je fus donné en nourrice à des mendiants goitreux... Je grandis dans le fumier et les poux, comme accumulant en moi l’horreur de tout ce qui m’entourait... ”
Source : Gutenberg

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