Alphonse de Lamartine,
La Chute d’un Ange
“ Cédar, pâle et tremblant, vainement la rappelle : Sourde aux cris du pasteur, la rapide gazelle, Fouillant l’herbe profonde avec son long museau, Découvre les enfants dans leur nid de roseau ; Le couple vagissant à demi se réveille ; Les pasteurs confondus contemplent la merveille, Et Cédar, fléchissant au trouble de son cœur, Tombe comme frappé d’un coup intérieur. Cependant les bergers, longtemps penchés à terre, Lèvent leurs mains au ciel, parlent avec mystère. Doutant si ces enfants sont des êtres humains, Ils les tournent sur l’herbe avec leurs rudes mains ”
