P.-A. Sanvert

Élements biographiques

P.-A. Sanvert Notes sur la poésie religieuse de Lamartine (1880)

Il y a, de plus, tant d'unité dans la pensée divine, que ceux qui s'en inspirent se rapprochent. Ainsi, l'indivisible unité de l'Église vient du commun amour de Jésus-Christ.
Lamartine et Victor Hugo ont chanté Dieu. Ce sentiment sacré a fait résonner harmonieusement, et en accord, leurs deux lyres.
*
Doué d'une force de génie transcendant, Victor Hugo est le Bossuet de la poésie. La force de la conception, le feu étincelant des images, le tour dramatique de ses idées le distinguent de Lamartine, dont l'âme tendre ne bondit que par les soubresauts du coeur.
Source : Gallica

P.-A. Sanvert Notes sur la poésie religieuse de Lamartine (1880)

La foi « enseigne l'espérance, » cette espérance dont notre Père céleste « a semé la vie, comme on horde de roses le cercueil de l'enfant. » La chasteté, dont les lèvres « respirent les grâces du coeur, » s'épanouit comme un lys, et la pudeur, « cette honte mystérieuse, » la recouvre d'un voile « parce que pareille beauté n'est faite que pour les cieux. »
Je découvre l'humilité, « ce diamant dans l'ombre où languit sa lumière, cette gloire vêtue d'obscurité. » Je vois la droiture, la sincérité, qui « pose son franc regard dans l'oeil des autres, comme on pose sa main dans la main d'un ami. »
Source : Gallica

P.-A. Sanvert Massillon (1891)

Nous entendons, tous les jours, le monde lui-même envier la destinée de la vertu, et convenir qu'il n'y a d'heureux que les gens de bien ; mais trouvez-moi, si vous le pouvez, une âme vraiment juste qui envie la destinée du monde; qui publie qu'il n'y a que les partisans du monde d'heureux. Que dirai-je? Nous avons bien vu quelquefois des pécheurs prendre par désespoir et par dégoût du monde des partis extrêmes; perdre le repos, la santé, la raison, la vie; s'abattre, se détruire, se désoler, tomber dans des états de noirceur et de mélancolie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature