Antonin Fabre, Fléchier orateur, 1672-1690, étude critique (1886)
“ Nous ne retrouvons pas aujourd'hui, dans la froide composition de Bourdaloue, ces traits de flamme et de feu avec lesquels Bossuet a peint l'immortel guerrier ; cet enthousiasme qui donne à son style tant de mouvement et d'éclat, quand il célèbre les mémorables campagnes de Condé, et qu'à l'exemple du héros, il paraît, lui aussi, « s'élancer comme par bonds et ne pas toucher à la terre » ; enfin ces accents pathétiques où éclate une douleur si profonde, et que Bossuet laissa dans l'âme de ses auditeurs, comme un sublime et dernier adieu à la gloire, à l'éloquence et à la vie. ”
