Louis-François L'Héritier, Aventures d'un marin de la Garde impériale… (1833)
“ On était assourdi du cliquetis des armes, des pas des chevaux, des ressauts d'une artillerie bondissante; des commandemens qui éclataient dans l'air, du bruit des tambours, des fifres, des clairons, des trompettes. Paris était dans l'enchantement de ce fracas, de ce tapage de guerre, de cet élan impétueux, de ce ton, de cette activité de vie qui se communiquait à tout, qui faisait tout monter à son diapason. La revue terminée, nous quittions le Carrousel, et l'on était surpris que son enceinte eût pu nous contenir : c'était comme une armée innombrable qui s'échappait par toutes les issues. ”
