Louis-François L'Héritier

Élements biographiques

Louis-François L'Héritier Aventures d'un marin de la Garde impériale… (1833)

On était assourdi du cliquetis des armes, des pas des chevaux, des ressauts d'une artillerie bondissante; des commandemens qui éclataient dans l'air, du bruit des tambours, des fifres, des clairons, des trompettes. Paris était dans l'enchantement de ce fracas, de ce tapage de guerre, de cet élan impétueux, de ce ton, de cette activité de vie qui se communiquait à tout, qui faisait tout monter à son diapason. La revue terminée, nous quittions le Carrousel, et
l'on était surpris que son enceinte eût pu nous contenir : c'était comme une armée innombrable qui s'échappait par toutes les issues.
Source : Gallica

Louis-François L'Héritier Supplément aux Mémoires de Vidocq ou Dernières révélations sans réticence… (1831)

L'assassin n'est point ému à la vue du sang de sa victime qui ruisselle et inonde la terre ; elle n'a pas encore rendu le dernier soupir, elle palpite encore, le râle de la mort frappe encore son oreille sans émouvoir son cœur; il fouille dans sa poche, enlève la clef de sa chambre, se rend dans son humble réduit et ravit le sac à la sûreté, à la conservation duquel la veuve Jérôme l'avait prié d'ajouter en assujettissant la serrure du tiroir de sa commode.
Source : Gallica

Louis-François L'Héritier Le Prêche et la messe, roman chronique des guerres de religion pendant le XVIe siècle… (1835)

Sur cette terre de crimes et de désolation, Adeline n'est plus digne de toi! Nous nous retrouverons dans un monde meilleur : c'est au ciel que nous devons nous unir ; ici, il y a entre nous un abîme de honte !
—Fille infortunée ! répliqua Poltrot avec attendrissement, pauvre Adeline ! ne fouille pas dans les souvenirs de ta douleur. Va, les approches de la mort cruelle à laquelle tu te dévoues si généreusement ont achevé de te purifier.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature