Claude Marie Carnot-Feulins

Élements biographiques

Claude Marie Carnot-Feulins,  De l'Incompatibilité de la noblesse et de la pairie héréditaire… (1820)

“ Objectera-t-on que des pairs , à vie seulement, n'auraient point un assez puissant intérêt à soutenir les droits de la pairie ; que leurs intérêts de famille, se confondant avec ceux du reste de la nation, il serait à craindre qu'ils ne fussent entraînés trop facilement à partager les opinions populaires?
Ce serait bien peu connaître l'esprit de corps, de penser que la Chambre des pairs, créée principalement dans les intérêts du trône, et jouissant, elle seule, ainsi que ses membres , dans toute la nation, de hautes prérogatives, pût jamais se laisser influencer par d'autres considérations !
”
Source : Gallica

Claude Marie Carnot-Feulins,  Des Dangers de l'oligarchie dans le cas d'un changement de principes dans la loi actuelle des élections… (1820)

“ L'argument banal de la faction est que la masse du peuple, toujours malheureuse, toujours vivant de privations, sous quelque gouvernement que ce soit, se porte volontiers au désordre et à l'anarchie, dès qu'il lui est possible de concevoir quelqu'espérance de sortir de son état de gêne et de misère; et que cette disposition, reconnue dans tous les pays et dans tous les temps, rend beaucoup plus dangereuse la faction désorganisatrice que ne peut jamais l'être celle des priviléges. Rien, sans doute, n'est aussi redoutable que l'anarchie; mais est-ce bien sérieusement que les ultra la redoutent ? ”
Source : Gallica

Claude Marie Carnot-Feulins,  De l'Incompatibilité de la noblesse et de la pairie héréditaire… (1820)

“ En vain objecterait-on que la Chambre des pairs, qui est un des trois grands pouvoirs de l'Etat, serait réduite à un rôle secondaire ; qu'elle perdrait ainsi toute son indépendance ; que dès-lors elle ne serait plus un pouvoir ! Sur cela , il faut s'entendre :
Si l'on n'appelle pouvoir, qu'une puissance coactive , elle ne doit en avoir aucun; cette puissance se trouve, toute entière, par le droit entre les mains du Roi, qui dispose de toute celle de la nation ; par le fait, elle est entre les mains de la nation elle-même.
”
Source : Gallica

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